JEAN-MARIE BERNARD 2012

mardi 28 février 2012

Soutien à Jean-Marc GOVERNATORI

EXCLUSIF. Governatori : "Je suis contraint à la grève de la faim"

Créé le 28-02-2012 à 00h31 - Mis à jour à 10h18      8 réactions 

Dans une tribune au "Nouvel Observateur", le candidat à la présidentielle de l’Alliance écologiste indépendante se dit victime d'un double verrou.Réagir 

Jean-Marc Governatori (AFP)

Jean-Marc Governatori (AFP)
Sur le même sujet
 

C’est une résolution à la fois grave et mûrement réfléchie que j’ai dû prendre. Je suis contraint de faire une grève de la faim jusqu'au vendredi 16 mars, date du dépôt des parrainages pour la présidentielle.

Je camperai au pied du siège du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à partir de ce mardi à 16h30 et jusqu’à ce que l’équité en matière d’accès aux médias soit enfin respectée pour l’ensemble des candidats.

Aujourd’hui, l’élection présidentielle n’est qu’une parodie de démocratie. Verrouillée à deux niveaux.

Le premier concerne les parrainages. Les maires s’autocensurent de peur des conséquences de leur geste que ce soit vis-à-vis des subventions des conseils généraux et autres collectivités ou du regard de leurs électeurs. Tant que l’anonymat ne sera pas de mise, le pluralisme politique ne pourra pas être respecté.

D’une manière générale, PS et UMP se partagent le pouvoir et prennent soin (mode de scrutin…), d’un comme un accord, de conserver ce bipartisme hégémonique qui sert aux deux partis de gouvernement.

Le deuxième verrou est le "blacklistage" par les médias et les instituts de sondages. Journalistes et sondeurs cooptent un certain nombre de candidats sur des critères qui leur sont propres, faisant fi des recommandations du CSA. Un vrai cercle vicieux. Si vous n’êtes pas sondé, vous n’êtes pas dans les médias et vice-versa. Vous n’avez donc aucune chance de pouvoir présenter vos propositions au plus grand nombre. Malgré mes nombreuses réclamations auprès du CSA, et les retours positifs de leur part, rien ne bouge.

Vers le populisme et le nationalisme

Les médias qualifient de "grands candidats" tous ceux qui ont pourtant échoué localement ou nationalement. On prépare allègrement une finale présidentielle des plus conventionnelles avec messieurs Sarkozy et Hollande.

Pourtant, l'histoire et le poids économique de notre pays requiert que nous montrions la voie à tellement de populations déboussolées. Ce n'est pas avec les mêmes politiques qui nous ressortent les mêmes programmes que nous préparerons des lendemains qui chantent. En l’absence de choix alternatifs, de nombreux français se tournent malheureusement vers les extrêmes, vers le populisme et le nationalisme.

L’écologie indépendante que je représente est le courant de pensée originelle de l’écologie politique avant que les Verts ne l’aient dévoyée en France. Nous avons toute notre place dans le débat démocratique comme l’atteste un récent sondage (72 % des français interrogés souhaitent que l’Alliance soit présente au premier tour).

Les 1000 bénévoles de l'Alliance écologiste indépendante ont sué sang et eau pour parvenir aujourd'hui à 315 parrainages, mais j’ai bien peur que nous n’arrivions pas à réunir les 500 signatures.

J'en appelle donc aux maires et aux médias afin qu’ils respectent le pluralisme politique, un des piliers garant de notre démocratie. Dans cette grève de la faim, je veux représenter ces millions de Français qui ne se reconnaissent pas dans cette classe politique conventionnelle qui sabote le bien être durable de tous.

Jean-Marc Governatori, secrétaire national de l’Alliance écologiste indépendante et candidat à l'élection présidentielle de 2012

 

Marie Reine Graziani

Marie Reine Graziani a posté le 28-02-2012 à 14:58

la France ne présente plus qu'un simulacre de démocratie ou quelques tendences confisquent les créneaux contre toutes les autres.
jean marc Governatori représente une mouvance de l'écologie qui soutient AUSSI la cause animale.Ce que ne font pas les autres partis soucieux de caresser dans le sens du poils chasseurs intégristes ,afficionadi et compagnie.Chacun éviatnt de répondre à ces questions ou y répondant avec une des pires langues de bois.
Des nombreuses personnes de toutes tendances polotiques militent pour un véritable statut de l'animal.A ce jour seul JM Governatori a entendu cette demande.
Il serait désolant qu'il ne puisse être là

 Chantal Bassignani

Chantal Bassignani a posté le 28-02-2012 à 14:47

Je voterais volontiers pour ce candidat, qui est le seul à prendre en compte la cause animale, partant du principe que: Le respect des animaux par l'homme est inséparable du respect des hommes entres eux!
S'il n'obtient pas ces 500 signatures, je ne voterai pour personne.

Roland Courtecuisse

Roland Courtecuisse a posté le 28-02-2012 à 14:06

bonjour
Il faut dire franchement qu'en France il n'y a pas beaucoup de "grands partis" il est même certain que les 2 plus grands choisis par les médias ont beaucoup moins d'adhérents cartés que les inscris participants aux divers réseaux sociaux d'internet, exclure ceux qui ce sont "cartés" pur des raisons disons "alimentaires" ils ne remplissent plus le stade de France.
Les partis sont des "mafias" dirigés par un petit nombre de personnes "professionnels" qui choisissent les titulaires des postes entre amis, parfois en trichant, les sincères se sauvent et parfois créent un nouveau parti, mais très vite les "parloteux médiatiques" s'arrangent pour les "démolir".dans les "démocraties" où les politiciens sont aux ordres de la finance internationale, sans possibilité pour les citoyens de rester maîtres des grandes décisions ce sera ainsi pour longtemps.

 
 
    Election-Politique Citoyen

Election-Politique Citoyen a posté le 28-02-2012 à 08:06

Election Politique Citoyen apporte son soutien au coup de gueule de Jean-Marc Governatori :

- Effectivement, le "blacklistage" par les médias est proprement scandaleux. Les petits candidats ne peuvent avoir accès aux médias et puisque les médias leur sont fermés, les français ne les connaissent pas donc les sondeurs ne les proposent pas dans leurs enquêtes. Lorsqu'ils sont invités, les "petits" candidats sont systématiquement questionnés sur le nombre de parrainages qu'ils détiennent déjà et s'ils vont ou non aller jusqu'au bout de leur engagenement sous-entendant que leur candidature n'est pas légitime voir risible.

Election Politique Citoyen a ouvert ses portes à Jean-Marc Governatori qui a répondu à une interview portrait publiée le 21 février dernier http://www.election-politique.com/invites.php?rub=ch&id=24

Nous proposons ces interviews à tous les candidats et aux élus de tous les partis ou des membres des directions de tous les partis. Je profite de ce billet pour regretter le mutisme d'Europe Ecologie Les Verts, du MODEM, du FN, du NPA ou de LO qui préfèrent raler contre le système ou crier contre les non invitations des médias et qui ne prennent malheureusement même pas la peine de répondre, même par la négative, à nos demandes d'interview.

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jeudi 16 février 2012

Sarkozy, le scandale Facebook

 
 
AgoraVox le média citoyen
Sarkozy, le scandale Facebook

Cette information révélée par L'Express est symptomatique de la façon dont Sarkozy conçoit le pouvoir et qu'aucune barrière légale ne peut l'empêcher d'agir. En effet cette affaire, à elle seule, pourrait invalider la candidature de Sarkozy, outre le fait qu'elle est à la fois une possible ingérence étrangère dans notre élection, après celle de Merkel qui a soutenu Sarkozy non en tant que militante d'un parti mais lors d'une venue officielle comme représentante de l'Allemagne et une iniquité entre candidat, par la possible participation bénévole d'une entreprise qui est contraire à la loi de financement des partis politiques.

L'Express nous révèle que la société Facebook aurait mis à disposition de Sarkozy un nouvel outil de Facebook Timeline qui permet une organisation visuelle beaucoup plus fluide et interactive, une page en mode « open graph ». Cette mise à disposition, selon Facebook, aurait été la même pour François Hollande (et les autres donc ?) dont l'équipe en conteste la véracité.

C'est Nicolas Princen, conseiller numérique de l'Elysée qui aurait piloté cette opération. Il aurait fallu 3 mois de développement.

En dehors du fait de la propagande de ce site qui, selon l'Express, a fait disparaître de la surface de la terre les deux ex-femmes de Sarkozy, qui apprécieront et ce qui est particulièrement scandaleux en matière politique quand la seconde des deux fut à ses côtés pour l'élection de 2007, la femme de sa vie qui reçut un bisou le 14 juillet 2007 devant toutes les caméras et qui fut remplacée en 24 heures top chrono, ne laissant que les enfants et Clara Bruni (et sa page SIDA, celle qui est l'origine d'un possible scandale ?) . N'apparait évidement aucune des images des dictateurs reçus à l'Elysée (El Assad, Kadhafi etc.) ou du 14 juillet et pourtant il y aurait 700 images, pas plus que les images du fameux cass'toi pauv'con ou du Guilevinec.

Venons-en aux graves problèmes, et au scandale qui les sous-tend, de cette page Facebook. Si, comme le dit l'Express, il a fallu trois mois pour la constituer cela indique sans aucun doute possible que Nicolas Sarkozy était de façon certaine en campagne il y a trois mois et ce qui impose une incidence sur ses comptes de campagne. Le fait que cela ait duré trois mois met tous les autres candidats dans une situation déséquilibrée car ils n'ont matériellement pas eu le temps d'avoir une page avec les mêmes outils à l'ouverture de cette campagne qui était début janvier et ne pourront jamais le faire avant le premier tour. Parmi les problèmes que cela soulève il y en a qui sont susceptibles d'invalider la candidature 2012 de Sarkozy. Il est en effet interdit pour les entreprises d'apporter un soutien financier à un parti politique ou à un candidat. S'il était prouvé que l'une ou l'autre des entreprises qui ont participé à ce projet ait offert du temps de collaborateur, cela est l'équivalent d'un financement, ce qui est illicite. La seconde question est de savoir qui a financé cette page Facebook. Est-ce l'UMP ? Est-ce l'Elysée ? Dans le second cas, nous nous trouvons d'évidence devant un abus de biens publics. Quoi qu'il en soit, Nicolas Princen est intervenu selon l'Express et il a dû bosser dur, or Nicolas Princen est conseiller de l'Elysée et rémunéré en tant que tel. Il s'agit, là, manifestement d'un abus de biens publics. C'est comme NKM qui est la porte parole de Nicolas Sarkozy et qui se devrait de ce fait de démissionner dès demain de son poste de ministre, pourtant hier, au lieu de s'occuper de son ministère, elle était aux côtés de Sarkozy. Il s'agit d'un détournement de sa fonction, tout comme le directeur de campagne de Sarkozy serait un des conseiller de l'Elysée dont on ne peut que se poser la question de savoir depuis quand il travaille pour Sarkozy sur fonds publics.

Que va faire la commission de contrôle des comptes de campagne ? Comment cette nouvelle affaire va-t-elle être relayée par la presse ?

 

 

Il nous reste un peu plus de deux mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Souvenons-nous à chaque instant de cette campagne qu'Eric Woerth a été mis deux fois en examen dont une pour recel de financement illégal de parti ce qui est une forte suspicion de l'illégalité de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et donc l'illégalité de son élection. Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible. Et votez en conscience après avoir lu ce livre des méfaits du clan Sarkozy Le Sarkozyland et ses méfaits(epub) ou Le Sarkozyland et ses méfaits(issuu) 

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Si vous êtes intéressés par les textes ci-dessous, vous pouvez les retrouver en cliquant sur les liens et ce totalement gratuitement car il est hors de question que je touche un Kopek sur le dos de la Sarkozye qui, étant le règne du bling bling et de l’argent roi et corrupteur, sera combattue par son contraire : la gratuité (ou en compensation faire un don à Agoravox ou vous abonnez à Médiapart). Pour simple information, si vous êtes sur iPhone ou iPad, sans flash, en haut de la page dans le bandeau vous pouvez télécharger les textes en pdf, et pour tous les diffuser le plus possible autour de vous. Pour le télécharger il y a un onglet sous le texte. Il faut vous inscrire à Issuu ce qui permet aussi de télécharger tous les textes nombreux et intéressants de ce site. Sinon vous pouvez toujours vous désinscrire ensuite. Si tout cela vous gêne je pourrais vous les envoyer par e-mail (imhotep.forumlogos@free.fr). Le texte sur Woerth est régulièrement mis à jour (aujourd’hui 24é version du 9 février 2012) :
 
  • l’affaire Karachi
  • l'affaire Takieddine (patrimoine de 40 m€ non imposé, Karachigate, SAWARI II, MIKSA (350 millions d'euros), contrats avec la Libye notamment d'espionnage de la population avec l'appui d'une entreprise française et commissions occultes, tractations obscures avec la Syrie, la protection qu'il a ou a, eu selon Mediapart, de la DGSE
  • l’affaire GDF
  • l’affaire Tapie, enrichie d'évasion fiscale du magot vers la Belgique
  • l’affaire Clearstream
  • l’affaire Bettencourt
  • les affaires Wildenstein
  • l'affaire César
  • l'affaire Pleyel
  • l'affaire Facebook
  • l’affaire de Compiègne
  • l’affaire Peugeot
  • l'affaire Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international., que Guéant et Sarkozy ont tenté de protéger
  • les affaires Djourhi, Takieddine
  • les possibles mallettes de Bongo pour financer la campagne de 2007
  • les micros partis de Copé, Wauquiez, Woerth, Sarkozy etc.
  • l'affaire du Fetia Api
  • les discours de Caen, Metz, Nice, du bois de Boulogne, Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa, sur la mort de Ben Laden
  • l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, celle d'El Assad en décembre 2010, le copinage avec Dos Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobel de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
  • les fils Pierre et Jean invités dans les voyages officiels à l'étranger (Mexique, Maroc) alors qu'ils ne représentent aucun intérêt pour le bien de la nation, la protection du fils Pierrot, son rapatriement d'Odessa
  • la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles), celle de la crise financière, celle de l'Europe, celle des révolutions tunisienne et égyptienne, le fiasco libyen, l'inaction en Syrie
  • l’affaire de la Jatte, du Fouquet's payé par Desmarais, du Paloma payé par Bolloré, de la villa mexicaine, de Wolfeboro payé par les dirigeants de Prada et Tiffany, des repas au Bristol 2 fois par semaine, du voyage en Egypte, celle des stylos, celle de la déclaration de patrimoine …
  • l’affaire Pérol
  • l'affaire Yannick Blanc
  • l’affaire de l’Epad (et des deux scooters)
  • Gandrange
  • les vaccins du virus H1N1
  • les accords entre l'UMP et le Parti Communiste Chinois, l'UMP et la mairie de Paris pour payer les frasques de Chirac, l'envoi par l'UMP des bulletins d'adhésion aux restaurateurs dans la période de la baisse de la TVA à 5,5 %
  • les affaires Yade, Boutin, Copé, Juppé, Joyandet, Bertrand, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Mitterrand, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Squarcini, Marleix, Charon, Longuet, Bachelot, Mignon, Morano, Giacometti, Besson, Courroye,Tron, Laroque (Baroin), Guéant (contrats avec la Libye), Dupuydauby, Fontaine, Squarcini, Courroye, Ceccaldi Raynaud, fils Tibéri …
  • l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
  • l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy, la proposition de Sarkozy à Lauvergeon d'une prime de 2 ans de salaires comme si Aréva lui appartenait et qu'il sortait l'argent de sa poche
  • les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Bourgi, Richard, Peugeot etc.)
  • l'Air Sarko One (250 millions d'euros dont 50 % de dépassement selon René Dosière) et ses deux fours à plus de 131 000 € (TTC et avec l'étude), le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros, les 4 X 4 Nissan de Megève
  • la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité, le fichier EDVIGE, Wauquiez et son cancer de la société, le RSA
  • l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007 (rémunération comme ministre de l'intérieur alors que Nicolas Sarkozy est président), l'augmentation stratosphérique, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
  • la circulaire Hortefeux, ses amitiés avec Takieddine, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant dont celles répétées sur l'échec scolaire des enfants d'immigrés, l'autre récidiviste, celles de Guaino (béatification, prison, etc.)
  • la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
  • la réforme constitutionnelle
  • les ministres aussi maires ou élus, le mélange des genres, la non séparation de l'exécutif et du législatif avec le retour sans élection des députés virés du pouvoir 
  • l'irresponsabilité pénale du Président de la république
  • la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
  • l’affaire des sondages
  • les classements du parquet
  • le site France.fr (des millions d'euros pour rien)
  • les évictions des préfets pour crimes de lèse-pelouse ou de sifflets
  • la paralysie des villes et les moyens de quasi guerre (2 000 CRS pour 600 habitants par exemple) au coût pharaonique pour les déplacements du président, les 12 000 € de frais de bouche par jour, chaque jour, la baisse des œuvres sociales de l'Elysée passées de 300 000 € en 2006 à 165 000 en 2010
  • l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
  • l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
  • la scientologie
  • l'affaire Servier dont Nicolas Sarkozy a été l'avocat. Coût 1,2 milliards à la Sécurité Sociale en plus des morts.
  • l'affaire Bongo
  • la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilisation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
  • les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20

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lundi 13 février 2012

Ce qui se joue en 2012 !

Mikis Theodorakis, tient un discours sur la place Aristotelous à Athènes, le 9 juin 2011 Photo : Fabien Perrier

Monde - le 4 Novembre 2011

 

L'appel de Mikis Theodorakis : "Les banques ramèneront le fascisme en Europe !"

 

 

Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeur Mikis Theodorakis a appelé les grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.

Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce, Mikis Theodorakis, figure emblématique de la résistance à la junte des colonels, a averti que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant "partenaires européens", c’en sera "fini de nous en tant que peuple et que nation". Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une "fourmi" face à ses "partenaires", alors que le peuple le voit comme "brutal et offensif". Si cette politique continue, "nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de se lever et de combattre".
Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Mikis Théodorakis a également adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux grecs. Extraits :


"Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elles-mêmes générées sous forme de dettes.
Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté  et d’Europe. (…)

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. (...)
Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme."

 

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jeudi 9 février 2012

Un autre candidat qui a ma confiance

Jacques Cheminade, authentique sentinelle du peuple, maltraité depuis longtemps par les chiens de garde de l'oligarchie

 

Chers amis,

Je connais Jacques Cheminade et les militants de Solidarité et Progrès (S&P) depuis quelques années, je trouve la plupart de leurs analyses et propositions très intéressantes (sans les partager toutes, bien sûr), et je suis souvent révolté par les calomnies et les injustices dont ce petit parti est victime (j'ai déjà souvent parlé de S&P sur ce site, par exemple et , chercher le mot Cheminade).

Je viens de découvrir une courte vidéo qui résume bien LES FAITS à propos une profonde injustice —encore en œuvre aujourd'hui— commise par les politiciens dirigeant l'État contre le dissident Jacques Cheminade :

Ce qu'avoue Laurent Dumas, ancien Président du Conseil constitutionnel, dans cette vidéo est inqualifiable, une injustice crasse, publiquement assumée avec le plus indéfendable cynisme. Tout ça est lamentable.


D'une façon plus générale, l'acrimonie de (certains de) mes amis de gauche contre cette partie (pourtant importante) de la résistance contre l'oligarchie financière que sont S&P et Larouche, cette haine qui semble pavlovienne, mécanique, inaccessible à la discussion argumentée, est, pour moi, un vrai mystère.

J'y retrouve des traits de l'esprit d'orthodoxie, finement analysé par Jean Grenier, esprit d'orthodoxie qui est de la même famille, bien sûr, que l'esprit de parti.

Certes, la foi inébranlable des militants de S&P (voyez leur site, riche et documenté) dans les vertus du progrès technique peut faire réagir et susciter des controverses, notamment avec des militants soucieux d'écologie et de frugalité : étant personnellement plutôt séduit par les alternatives de décroissance, j'ai bien des arguments à échanger avec eux, mais c'est toujours cordial et constructif, même quand nous campons sur nos positions, car ce ne sont que des sujets de société, importants mais tout à fait subalternes par rapport à LA TYRANNIE DES RICHES, seule cause commune qui vaille, à mon sens.

Par contre, j'observe l'incroyable haine que leur vouent certains partis concurrents —certains mouvements écologistes, aussi— et je m'interroge sur les motivations réelles de ces inquisiteurs incendiaires (inquisiteurs d'ailleurs eux-mêmes bizarrement tout à fait incapables de s'en prendre aux vraies causes des "crises financières" et du désastre écologique : qui, à gauche, à part le M'Pep, parle de rendre aux États le monopole de la création monétaire publique ?) : la violence de ces attaques contre Larouche et les siens n'a pas de bon sens, ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas juste, pas proportionné, même pas logique.

Comme j'en ai pris l'habitude, je cherche ici aussi la cause des causes : ce qui fait à mes yeux la particularité de ce petit parti, c'est précisément la CENTRALITÉ que ses militants accordent à LA MALFAISANCE UNIVERSELLE DE LA FINANCE PRIVÉE dans les sociétés humaines : pour Jacques Cheminade, cela prime sur tout, il le dit très clairement depuis longtemps et les archives de 1995 prouvent qu'il fait partie des résistants de la première heure :

Inutile de vous expliquer que cette priorité qui leur est chère ne me les rend pas antipathiques.

Je crois même que ce choix stratégique de lutte prioritaire contre les banques privées est précisément LA raison réelle qui leur vaut tous ces mauvais traitements : les chiens de garde du système, —prétendus journalistes, en fait subordonnés serviles des multinationales de la finance et de l'armement— accaparent les micros pour répéter ad nauseam leurs calomnies et désinformations contre les plus dangereux de leurs adversaires : ainsi, les citoyens résistants qui prennent le mal social à la racine en visant prioritairement les cartels (les multinationales) et les banques, comme Jacques Cheminade, Thierry Meyssan, Alain Soral, Annie Lacroix-Riz, Maurice Allais, Fabrice Nicolino, Denis Robert et autres intellectuels authentiquement subversifs et libres, font-ils l'objet d'un traitement médiatique particulièrement malhonnête.

(Remarque : ces penseurs libres, sur certains sujets parfois aux antipodes les uns des autres, n'aimeraient peut-être pas être rapprochés comme je le fais ci-dessus, je le comprends et ce rapprochement n'engage que moi : c'est moi qui les mets ensemble, dans ma tête (sans être d'ailleurs d'accord en tout avec eux), en considération de la radicalité de leur analyse, de leur indépendance d'esprit et leur courage.)

Ce qui est étonnant, en cette occurrence précise, c'est que des militants de gauche —des gens sincèrement humanistes et généreux— ajoutent leurs morsures à celles des chiens de garde oligarchiques... Je trouve ça consternant de bêtise : on se déchire entre nous, pendant que les banquiers se goinfrent en se marrant.

J'invite chacun à ne pas se laisser intimider par les médiacrates. Je viens de l'écrire sur facebook :

(Signalement : La prétendue "guerre contre le terrorisme" n'a RIEN à voir avec le terrorisme…)

Bien sûr, comme tous ceux qui s'en prennent frontalement au complexe militaro-industriel et à la haute banque, Alex Jones est accusé d'être d'"extrême droite" (y compris par de sincères humanistes de gauche...), mais je n'ai pas peur des épouvantails.

Je répète : je n'ai pas peur des épouvantails.

Autrement dit, quand on m'ordonne de haïr tel ou tel, je commence par douter, par principe, de la sincérité (ou de la fiabilité) de celui qui essaie de m'intimider : "si tu ne hais pas untel, tu deviens toi-même haïssable" semble-t-on entendre partout... Ce n'est pas acceptable ; bientôt le retour du délit de blasphème ?

J'ai toujours en tête ces passages de "1984" (il faut lire ce livre, c'est important) où Orwell montre bien que BIG BROTHER A BESOIN, POUR QUE LES INDIVIDUS RESTENT DOCILES, D'UN QUOTIDIEN "QUART D'HEURE DE LA HAINE" pendant lequel nous sommes invités à regarder et à maudire, tous ensemble devant les mêmes télécrans, la figure hideuse de "Golstein", l'ennemi désigné, le "terroriste" montré du doigt par le pouvoir en place, quart d'heure pendant lequel nous devons crier, tempêter, éructer, insulter l'écran, transpirer de détestation... Et puis ensuite, retourner à nos occupations serviles, sans plus aucune énergie résiduelle pour haïr... Big Brother.

Il est très commode pour la haute finance de s'abriter derrière l'accusation globale "extrême droite" pour discréditer d'un coup tous ceux qui la dénoncent. C'est trop facile ; mais, ça ne marche que parce que les gens sont facilement intimidables.

<théorie du complot>D'une certaine façon, le discret maître des banquiers (voir le formidable livre d'E. Mullins sur la Réserve fédérale, à lire absolument), Rothschild, a besoin de (l'amalgame stupide de) l'antisémitisme pour rester intouchable, impuni ; il a objectivement un intérêt personnel puissant à ce que l'antisémitisme soit virulent, un peu partout dans le monde. Ce besoin de l'antisémitisme-comme-armure-anti-critiques pourrait expliquer (mais alors, si c'est vrai, quel cynisme !) les montagnes d'argent mises au service de la politique (objectivement détestable) d'Israël.</théorie du complot>

En tout cas, m'en prenant à mon tour aux banques privées —comme évidents ennemis mortels de l'humanité—, je m'attends à être bientôt étiqueté comme "dérivant à l'extrême droite", voire "antisémite", peut-être même "fasciste", en tout cas "exhalant des relents nauséabonds rouge-brun de triste mémoire..." et autres calembredaines calomnieuses, faciles mais efficaces pour esquiver le débat de fond sur les faits.

Étienne.

_______________

PS :
• voir aussi, en texte, la description de l'injustice faite à Cheminade :
http://www.solidariteetprogres.org/Cheminade-2012-et-affaire-Balladur-Quinze-ans-apres-la-verite-s-invite_07074.

• Voir aussi le petit dossier composé par Mathilde Mathieu, sur Médiapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/mathilde-mathieu/190511/allo-roland-dumas.

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1. Le mercredi 25 mai 2011 à 19:16, par David CABAS

Merci pour ce témoignage !

Nous entrons dans une période où la fraude médiatique va être dénoncée ! Seul Cheminade dénonce avec un tel acharnement le rôle des banques privées dans la crise financière, depuis si longtemps !

Je pense que les calomnies contre Cheminade, poussées d'abord par les médias et les grands partis politiques, vont exposer la fraude ! Les médias et les grands partis politiques sont, dans un sens, complices des intérêts de la haute finance !

En tout cas, il est temps de rejoindre la bataille de Jacques Cheminade, qui est un candidat indépendant pour la présidentielle de 2012 !

Les peuples se soulèvent un peu partout, il est temps d'apporter de nouveaux leaders politiques afin d'apporter des alternatives à cette juste soif de justice !

David CABAS

2. Le mercredi 25 mai 2011 à 23:56, par Reta

« <théorie du complot>... le discret maître des banquiers ... Rothschild a besoin de (l'amalgame stupide de) l'antisémitisme pour rester intouchable, impuni ... Ce besoin de l'antisémitisme-comme-armure-anti-critiques pourrait expliquer ... les montagnes d'argent mises au service de la politique (objectivement détestable) d'Israël.</théorie du complot> »

Ne t'embarque pas là-dedans, Etienne, ça va desservir tous tes autres argumentaires.

Il faut dénoncer Rothschlild, les grandes banques et les multinationales, en argumentant sur le fond mais sans jamais ne rien répondre aux éventuelles allusions débiles à l'antisémitisme.

C'est en ne répondant rien qu'on s'en défend le mieux car *toute* réponse est aussitôt l'objet de polémiques vaines et destructrices pour le reste du discours.

A moins que tu veuilles perdre beaucoup de temps à justifier par exemple ton jugement sur la politique israelienne ...

3. Le jeudi 26 mai 2011 à 00:58, par Étienne

Merci Reta, pour l'avertissement.

Dénoncer Rothschild ? Mais précisément, il est impossible d'en parler clairement sans que l'accusation odieuse d'antisémitisme surgisse tout de suite... Donc, j'anticipe. Et il me semble bien que l'antisémitisme sert DE FAIT (je ne sais pas si c'est voulu) de bouclier aux banques (même non juives) pour échapper aux punitions qu'elles méritent largement.

Après avoir lu le livre-bombe d'Eustace Mullins, il me semble qu'on ne comprend rien au monde si on ne comprend pas le rôle de la banque Rothschild (et de toutes ses filiales méconnues : Morgan, Warburg, Kuhn Loeb, Schroder, Brown Brothers Harriman, etc.) dans le gouvernement des grands pays (y compris la France, depuis que de Gaulle est parti) et dans le financement des guerres (via le contrôle de la Banque d'Angleterre, puis surtout de la "Réserve" "fédérale" "américaine", emportant le pouvoir formidable — ultra-dangereux pour nous tous — de créer librement la monnaie du monde entier à des fins privées).

Quand on remonte la chaîne des causalités, on arrive là : la même banque géante (à Londres) qui, avec les grandes entreprises du moment, a financé l'armement massif des tyrans du 20ème siècle pour en finir avec les acquis sociaux des révolutions du 18ème siècle : détruire les institutions républicaines, les syndicats et les résistances politiques significatives, si j'ai bien compris Annie Lacroix-Riz et Eustace Mullins. La même banque, accompagnée des mêmes cartels, qui a conçu et qui promeut aujourd'hui le piège politique de l'Union européenne, et qui l'influence à tout propos en suivant manifestement les mêmes objectifs (les bas salaires et la docilité des travailleurs forcés), mais de façon plus habile cette fois.

C'est Thermidor (la contre-révolution française, menée à partir de 1794 par les aristocrates revanchards, après l'assassinat de Robespierre) qu'achèvent aujourd'hui les privilégiés modernes.

Alors, on est obligés de subir tout ça sans rien dire ? De quel droit ?

Y-a-il une raison raisonnable de faire silence sur une grande cause des guerres sur terre ?

Étienne.

4. Le vendredi 27 mai 2011 à 00:50, par amilcar

oui même conseil que ci-dessus, ne jamais prendre les problèmes sous cet angle, il n'y a rien de religieux dans le problème que nous étudions, de même pour les francs-maçons, combattons le visible et l'évident voire le qui-crève-les-yeux en évitant les voies sans issue. quand même un mot pour souligner de ne pas sous estimer l'adversaire ni adopter de postures trop, comment dire, rengorgée. dénoncer des secrets ne sert à rien.

ce qu'il va falloir faire c'est de la vulgarisation d'économie et de droit. je vous suis jusqu'à la mise en place d'une constituante par tirage au sort, avec la nécessité que l'invention de l'argent soit un monopole des états, que nous ne mettions pas par inadvertance dans un texte que nous vendrions nos corps et nos âmes aux banquiers privés.

tout ça si j'ose ayant pour conséquence immédiate une sortie de l'europe et de l'euro il va falloir préparer les gens à cette possibilité. il y a donc deux axes clairs à court terme un chantier démocratique, donner un sens à tout cela et impliquer la population dans l'élaboration de sa constitution, il faudra prouver aux gens que ça les concerne directement et que c'est intéressant, une fois qu'ils auront récupéré le truc il suffit de partir en vacances. l'autre axe c'est leur faire comprendre que pour contrôler leur destin ils doivent contrôler leur monnaie, on peut dire que l'autre chantier est construire la science économique à partir d'à peu près rien comme dit jorion.

et pour partager les taches on pourrait voir, vous étienne, faire monter la mayonnaise du chantier constituant et les économistes s'activer sur le chantier monétaire et élagage des produits dérivés trop loin, (j'ai envie de mettre un lol ici), ce sont des chantiers sur un an, il faut prévoir nos actions sur un an, 12 mois, etc, ça veut dire une préparation jusque fin octobre et une phase active de novembre à mai 2012

avons-nous déjà un moyen de suivre le processus constituant en tunisie? à l'époque à laquelle nous arrivons la future constitution française devra être tout sauf franchouillarde. et prudence, nous ne parviendrons à un résultats que si nous savons éviter les coups.

5. Le mardi 31 mai 2011 à 14:03, par Christian

Rothschild, a besoin de (l'amalgame stupide de) l'antisémitisme pour rester intouchable, impuni

Bonjour à tous et à toutes,

Je trouve révoltant de fermer les yeux et boucher les oreilles surtout sur un sujet prépondérant pour le monde, en étouffant ou occultant sur le mot "l'antisémitisme".De plus, il est encore plus maussade pour LES VRAIES VICTIMES d'exploiter promptement ce mot à tort.

Jadis, les lois et les propriétés de la logique aristotélicienne, une interrogation contenant une suggestion erronée ou non confirmée n'a pas de réponse. La divergence sur ce raisonnement peut être exploitée par une personne d'une manière inversive, ayant étudié la logique. Mais l'usurpation devient une source de terreur quand il est le fait d'une personne sans vergogne.Le triste événement du 11 septembre 2001 rentra aussi parfaitement dans ce cadre.

L'art du bon raisonnement, qui a ses facultés critiques par rapport au discours et au comportement, va inéluctablement à l'encontre de ces tendances.Personnellement, j’entrevois un hooliganisme des lois de la logique avec de la traitrise envers toute personne qui pratique l'art de bon raisonnement, même si les vrais antisémites existent vraiment, ils s’abandonnent souvent d'une sélection de prémisses dans leurs pensées.

 

6. Le jeudi 17 novembre 2011 à 16:18, par lanredec

Cet ostracisme n'a-t-il pas pour origine l'attitude même de S&P face à ceux qui pensent différemment ?

Quand je lis (http://www.solidariteetprogres.org/Regionalisme-secessionnisme) "Régionalisme, sécessionnisme, fédéralisme : l’Europe de Leopold Kohr, projet d’un fascisme universel", comment admettre cet amalgame ?

Quel régionaliste, quel sécessionniste, quel fédéraliste peut accepter le "Tout dans l'État, rien contre l'État, rien hors de l'État" de Mussolini même en ignorant l'auteur du slogan ?

Quel lecteur de Kohr, à moins d'être animé de la pire mauvaise foi, peut y lire quoi que ce soit à la gloire de l'État, alors que toute son oeuvre a été tournée contre le pouvoir des États-nations ?

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lundi 6 février 2012

Petite leçon de journalisme !

Un journaliste irlandais met K.O. un représentant de la BCE

Vieux 04/02/2012, 02h07   #238
Aiglon de Platine
 
 
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Pour revenir au sujet voila un exemple de journaliste qui défends l’intérêt de la population et non pas une sorte de relais des oligarques comme on sait faire par chez nous. (Sauf quand c'est MLP en face...).

http://www.marianne2.fr/Un-journalis...E_a215184.html
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Régis Soubrouillard - Marianne | Vendredi 3 Février 2012 à 18:15 | Lu 28785 fois

 

Légende du journalisme Irlandais, lors d'une conférence de presse, Vincent Brown s'est montré particulièrement tenace avec Klaus Masuch, un représentant de la Banque Centrale Européenne, venu expliquer aux habitants du pays pourquoi ils allaient devoir sérieusement se serrer la ceinture pour renflouer des banques européennes. Des mesures d'austérité perçues comme injustes par les citoyens et des explications qui n'ont pas suffi au journaliste qui est revenu plusieurs fois à la charge.



Alors qu’en France, lors des interventions télévisées du chef de l’Etat, le Monarque choisit parmi ses sujets-journalistes ceux qui auront l’honneur de l’interviewer et que les chaînes de télévision se précipitent pour réserver des faisceaux afin de diffuser au mieux la parole royale dans la France entière. Alors que dans le même temps  Les Nouveaux Chiens de Garde qui dénoncent la collusion entre pouvoir, argent et médias est toujours visible dans quelques dizaines  de salles en France, un extrait d’une conférence de presse en Irlande nous donne une idée plus claire de la notion d’irrévérence journalistique.  
 
Véritable légende du journalisme dans son pays, Vincent Browne, chroniqueur dans plusieurs journaux et animateur de talk-shows politiques durant toute sa carrière,  a également lancé un magazine d’investigation dans les années 70. Il a fait sa réputation par sa capacité à déstabiliser des politiciens expérimentés lors de son émission Tonight with Vincent Browne.
 
Le 19 janvier, c’est le représentant de la BCE Klaus Masuch qui a été la victime de l’insistance du journaliste. Interrogé sur la légitimité et la rigueur du plan de sauvetage mis au point par la Banque Centrale Européenne, la main sur le cœur, Klaus Masuch s’est dit impressionné par l’attitude et la compréhension du secteur financier avant d’ajouter que le chauffeur de taxi qui l’amenait de l’aéroport lui avait paru « très très bien informé. Je pense que c’est un bon signe qui prouve que le débat est ouvert ».
 

Le conte de fées du taxi irlandais

Si on perçoit quelques rires dans la salle de presse, Vincent Brown entend en savoir plus sur l’échange du représentant de la BCE avec son chauffeur de taxi : « Est-ce que votre chauffeur de taxi vous a dit à quel point le peuple Irlandais reste perplexe qu’on nous demande de payer à des porteurs de bons non garantis des milliards d’euros en dettes pour lesquelles le peuple irlandais n’a aucune relation, ni aucun rapport. Et, ce, essentiellement pour renflouer ou pour assurer la solvabilité de banques européennes. Et si votre chauffeur de taxi vous a posé cette question ou s’il vous l’avait posée quelle aurait été votre réponse ? ».
 
La responsable des relations de presse de la BCE demandera à Vincent Browne de poser immédiatement sa deuxième question et de rendre son micro histoire d’en finir le plus vite possible. Tenace, le journaliste refusera d’obtempérer pour être bien sûr d’obtenir une réponse précise pour son chauffeur de taxi.
 
Klaus Masuch a déjà oublié son conte de fées et son taxi s’est transformé en citrouille. Le représentant de la BCE se perd dans un argumentaire des plus flous hésitant entre la langue de bois technocratique, la complexité du monde contemporain et un brin de compréhension pour le peuple qui souffre avant de conclure brutalement : « La décision a été difficile à prendre mais c’est la décision que nous avons prise ».
 

L'Etat Irlandais menacé d'une explosion financière

L’échange fait référence à une banque Irlandaise, l’Anglo Irish Bank, en faillite qui pendant plusieurs années a affiché des pertes supérieures à dix milliards d’euros, et dont le coût du plan de sauvetage est estimé à 30 milliards d’euros. L’Anglo Irish Bank est plombée par des actifs «pourris» détenus par des créanciers privés. Complètement démantelée, rebaptisée IRBC, la banque n’a aujourd’hui plus de clients mais l'Etat irlandais continue de rembourser à coup de milliards ses créanciers privés sous peine « d’une explosion financière à Dublin  ».
 
Pour Vincent Brown, le chauffeur de taxi n’en sait toujours  pas assez. Il revient à la charge pour tenter de comprendre pourquoi le peuple irlandais se doit de payer pour une banque défunte « expliquez cette situation au chauffeur de taxi ? » insiste-t-il.
 
Faisant mine d’avoir répondu, Klaus Masuch ignore la question. Le journaliste ne lâche rien : «  Vous exigez que soient faits des paiements, non pour le bénéfice du peuple irlandais mais au bénéfice d’institutions financières européennes. Vous avez donné une réponse qui ne répond pas à la question, qui ne satisferait ni le chauffeur de taxi, ni le peuple irlandais ! ».
L'histoire ne dit pas si au retour, le représentant de la BCE a confié ses états d'âmes à un taxi ou à un ambulancier.

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lundi 30 janvier 2012

Elus par qui : les banques où le peuple ?

 L'État et les banques, les dessous d'un hold-up historique

 

Au plaisir de vous lire.

Étienne.

(Mise à jour 17 janvier 2012 : j'ai trouvé des fragments de TRANSCRIPTION de cette conférence sur ce site :
http://creersamonnaie.over-blog.com/article-crise-financiere-grecque-origine-americaine-explications-francaises-96733594.html
Merci pour ce travail.)

Commentaires

1. Le samedi 24 décembre 2011 à 03:07, par olivier

Conférence très intéressante. Je ne connaissais pas cette "théorie" des 5 concernant la Grèce (théorie qui me semble être des plus plausible).
Cependant, M. Chouard, il me vient une question des plus triviale et des plus pragmatique.

En supposant que le virus comme vous le dites se propage comme une trainée de poudre (je m'y exerce), que la moitié de la population française ou même européenne connaisse vos conférences par cœur, que des millions de gens scandent au pied de leur Parlement la nécessité d'une nouvelle constitution établie par une assemblée constituante tirée au sort, que peut faire un peuple désarmé, à part jeter des pierres sur un blindé ?

2. Le samedi 24 décembre 2011 à 10:41, par seb

Monsieur Chouard, Bonjour.

Une fois de plus un vrai bonheur, une conférence très intéressante, par vos débat et analyse, vous amenez un nouveaux progrès social. Je suis avec vous, je fais tout mon possible pour divulguer le message.

Toutefois, faites attention aux représailles des affreux.

CORDIALEMENT.

3. Le samedi 24 décembre 2011 à 15:14, par Norma

J'aimerai juste savoir c'est que M. Chouard pense de Democratie Reelle Maintenant ou Democracia Real Ya (DRY) la meme chose ???

Merci beaucoup de vos commentaires....

4. Le samedi 24 décembre 2011 à 15:28, par Kévin

Conférence très intéressante comme d'hab, l'intervention de Myret Zaki est très riche.

Vous auriez pu rétorquer au contempteur du conspirationnisme que Valéry Giscard d'Estaing, grand conspirationniste devant l'éternel, a affirmé lui-même au Grand Journal que des hauts responsables de la finance s'étaient réunis pour déclencher des attaques contre la Grèce, puis contre l'Italie. Devant les yeux ébahis des journalistes ; Michel Denisot n'a pas daigné approfondir.

http://lesblogtrotteurs.over-blog.com/article-valerie-giscard-d-estaing-vide-son-sac-au-grand-journal-la-crise-europeenne-est-manipulee-par-les-90995091.html

5. 6. Le lundi 26 décembre 2011 à 14:37, par 3emeType

Magnifique !

- Une question : étant ignorant en économie, je ne comprends pas bien comment ceux qui prêtent aux états s'enrichissent, alors que les États n'ont pas les moyens de rembourser.

- Un début d'idée à la con : on peut réfléchir aux moyens d'intéresser les gens à ces sujets, mais peut-être aussi aux moyens de les désintéresser des sujets futiles (par exemple par une campagne de ridiculisation).

- Une remarque : dommage que Myret ait censuré Boris, qui parlait de la spéculation, ça avait l'air intéressant.

7. Le lundi 26 décembre 2011 à 15:21, par Thibaut

Il me semble que Myret à bien répondu à ta première question : Certains s'enrichissent en prenant position à la baisse des titres de dettes. Donc ils prêtent, prennent position à la baisse et provoque cette baisse par tout les moyens imaginables. Et voilà comment faire des milliards sans bouger de son confortable siège...

Je trouve que ton idée de "campagne de ridiculisation" est vraiment excellente. C'est à creuser.

La réaction de Myret m'a aussi un peu étonné. Mais Boris semblait être plus parti dans un monologue que dans un échange question/réponse...

8. Le lundi 26 décembre 2011 à 16:30, par Étienne

Merci Kevin,

j'ai relayé cette étonnante vidéo là (sur facebook) :
http://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=353298668020081&id=600922316

9. Le lundi 26 décembre 2011 à 16:41, par Étienne

@ 3emeType :

« Les États n'ont PAS les moyens de rembourser » en finançant ces dépenses (du vrai argent qui va dans la poche de vrais humains) SAINEMENT (par l'impôt ou par substitution de charges)

• mais « les États ont TOUT À FAIT les moyens de rembourser » en finançant ces dépenses (du vrai argent qui va dans la poche de vrais humains) TRAÎTREUSEMENT (en endettant l'État — i.e. les bons cons de contribuables — chaque jour davantage).

Il suffit de voir la fuite d'argent colossale (et l'emballement corrélatif de la dette) : environ 50 milliards par an, que l'État paie POUR DE BON, à des créanciers qui auront tout loisir de dépenser cet argent comme ils le voudront.

=> Donc, quand on a dit « Les États n'ont pas les moyens de rembourser », on n'a pas tout dit : on a caché la traîtrise honteuse des parlementaires qui — non contents d'avoir volontairement sabordé la puissance monétaire publique (en 1973 et 1992) — votent tous les ans des budgets de plus en plus en déséquilibre.

Quand André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder intitulent magnifiquement leur indispensable bouquin "LA DETTE PUBLIQUE, UNE AFFAIRE RENTABLE", CE N'EST PAS VIRTUEL : nous sommes en train de nous faire voler comme au coin du bois : nos parlementaires font passer CHAQUE ANNÉE dans la poches des ultra riches des fleuves d'argent en contrepartie d'une DETTE ODIEUSE que nous devrons rembourser NOUS. C'est simplement révoltant. NOS ÉLUS SONT DES TRAÎTRES. Objectivement.

Est-ce que c'est assez clair ?

Étienne.

1013. Le mardi 27 décembre 2011 à 00:44, par Thibaut

Les états, actuellement, ne remboursent pas le capital de leurs dettes, mais les intérêts oui. Et c'est d'ailleurs tant mieux pour leurs créanciers car comme cela, la dette continue de courir, avec des intérêts sans cesse renouvelés, nourris par eux même et de manière exponentielle. C'est du pain béni pour ceux qui prêtent.

14. Le mardi 27 décembre 2011 à 11:37, par Étienne

Vous avez bien compris, "3ème type" : c'est de l'escroquerie pure et simple, sur le modèle de la cavalerie.

 

Mais cette escroquerie n'es POSSIBLE QUE PARCE QUE nos élus (les prétendues "élites" prétendument "compétentes", et pas "populistes") nous trahissent tous les ans au dernier degré, en votant chaque fois des budgets de plus en plus en déséquilibre. Ils ne sont pas obligés de trahir l'intérêt général de la sorte : les gouvernements et les parlementaires pourraient très bien ré-augmenter les impôts des riches qu'ils viennent de baisser pendant quarante ans, ils pourraient aussi emprunter sans charge d'intérêts s'ils n'avaient pas voté le SABOTAGE de la puissance publique en matière monétaire. Les deux pinces qui étranglent les États ne tombent pas du ciel, ces deux pinces ne sont pas une fatalité et elle ne sont SURTOUT PAS apparues par la faute des peuples !!! Ces deux pinces sont le signe tangible, LA PREUVE, de la trahison des élus.

 

Et on ne sortira pas de leur griffes en leur demandant gentiment la permission ; ça ne se passera pas comme ça : ils ne sont pas de bonne foi ; chacun commence à comprendre que les élus sont des ennemis du peuple :il suffit de regarder LES FAITS, sans plus donner de crédit aux mensonges et aux mythes parlementaristes : quels sont les faits ? Des trahisons en chapelet et des peuples qui souffrent de plus en plus, en proportion des trains de vie royaux que se réservent les élus et les privilégiés. Que faut-il de plus aux peuples pour comprendre l'escroquerie parlementaire ??? Vous pouvez toujours manifester et pétitionner : ils s'en tapent royalement, car la gendarmerie obéit aux pouvoirs institués par la Constitution.

Et la Constitution, le peuple écervelé s'en fout totalement (sur les conseils empressés des professionnels de la politique, qui découragent habilement le peuple de s'occuper de ça ; c'est trop compliqué vous comprenez...), au point que, STUPIDE, le peuple laisse les élus et les professionnels de la politique écrire eux-mêmes la Constitution !... Alors, la Constitution, logiquement, elle organise méthodiquement notre IMPUISSANCE TOTALE en toute matière, et nos manifestations de rue, ce sont des COUILLONNADES, des gesticulations inutiles (et pathétiques). Nus sommes mille fois trop GENTILS.

Plus bête que ça, tu meurs.

Remarquez, c'est sans doute une des formes de SÉLECTION NATURELLE.

Comme dirait Spinoza : ni rire ni pleurer mais comprendre.

Étienne.

15. Le mardi 27 décembre 2011 à 14:46, par DiChim

A la question de ce que l'on peut faire pour changer les choses, il me semble que pour compléter l'excellente idée du virus d'Étienne en en parlant autour de soi, il pourrait être intéressant de questionner sur ce point les partis politiques qui manifestent une volonté d'établissement d'une nouvelle constitution.

Le Front de Gauche est pour une Assemblée Constituante et il clame "Place au peuple !", bien. Pourquoi ne pas le prouver en déclarant être pour une constituante tirée au sort ? Et sinon avoir leurs objections pourrait être instructif. Non ?

16. Le jeudi 5 janvier 2012 à 14:22, par Gégé

Pour créer une Assemblée Constituante, je propose une action en 5 points :

1-continuer à sensibiliser le maximum de gens comme Etienne le fait actuellement,

2-écrire un projet très court tenant sur une page du genre : dissolution des 2 assemblées, nomination par tirage au sort de volontaires d'une asemblée constituante éventuellement assistée d'un groupe de sages comme Edgar Morin, Stéphane Hessel, Etienne Chouard, etc.

3-convoquer tout le monde autour de l'Elysée à l'heure H du jour J,

4-s'installer durablement avec tentes et sacs de couchage (les sympathisants parisiens fourniraient le nécessaire du quotidien)et demander audience au Président de la République avec le programme en main,

5 ensuite, les médias feront le reste.

Résultat : sans violence et avec peu de moyens (en car, il faut moins de 30€ par personne pour se rendre à Paris), on peut tout changer en quelques jours ! Je rappelle qu'en Mai 1968 une poignée d'étudiants a déclenché une grève générale de 5 semaines...

17. Le samedi 7 janvier 2012 à 00:44, par télémaque

Bonjour,

cette conférence est fort intéressante par les remarques apportées.

Un apprentissage fort : l'être humain est capable de se passionner pour la politique et ensemble,nous pouvons reprendre en main nos destins.

L'incompétence et la corruption apparaît très vite et à des échelons bas. Beaucoup d'élus sont au départ motivés pour le bien commun,il est vrai que le système les pourrit.

L'idée du virus bienveillant dans les esprits est bonne,la graine me semble plus propice encore: tous les jours les exemples de mauvaises idées et d'interprétations erronées de la part des élus abondent. Faisons germer une graine de démocratie , arrosons la d'esprit critique et les gens qui nous entourent la feront peut-être éclore. Cependant,il semble préférable d'aller vers une évolution douce,afin de ne pas courir le risque d'une confiscation du changement : cf révolutions arabes.

Bravo Étienne, porte-toi bien, tu es soutenu !

18. Le jeudi 12 janvier 2012 à 08:55, par Ouspère

Que peut faire un peuple désarmé, à part jeter des pierres sur un blindé ?

Demandez-le aux Sud Américains qui se sont sortis d'une situation de quasi esclavage par les plus puissants de la planète sans faire les frais de violence. Ils ont arrêté La guerre du Cenepa, la dernière guerre entre le Pérou et l'Équateur à propos du conflit frontalier entre les deux pays en janvier-février 1995. Ils recourent à autre chose que des actions politiques, économiques ou sociales qui ont atteint leurs limites. C'est ce qui nous manque, ce que nous devons découvrir et utiliser pour être acteur de nos vies, au lieu de demander l’aide financière du Brésil. Le Brésil, le Pérou, la Colombie récemment, ont la réponse à la question : Que peut faire un peuple désarmé, à part jeter des pierres sur un blindé ?

19. Le vendredi 13 janvier 2012 à 17:59, par bourik

Pour ceux qui veulent télécharger la conférence pour la faire partager :

http://www.t411.me/torrents/letat-et-les-banques-les-dessous-du-hold-up-chouard-et-zaki-tvrip-docu-fr-bourik

20. Le vendredi 13 janvier 2012 à 22:07, par Ouspère

L'agence de notation financière Standard & Poor's a décidé de dégrader la France en lui retirant sa note d'excellence triple A selon l'Union Européenne.

En revanche, elle a maintenu les notations AAA de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg, selon une source gouvernementale.

Comme par hasard l'Allemagne et les Pays-Bas recourent à la même méthode que la plupart des pays d'Amérique du Sud, méthode organisée par les gouvernements ou par les citoyens eux-mêmes, pour être acteurs de leur vie (et artisans de leur avenir).

21. Le mardi 17 janvier 2012 à 21:54, par Étienne

Mise à jour 17 janvier :

j'ai trouvé des fragments de TRANSCRIPTION de cette conférence sur ce site :

http://creersamonnaie.over-blog.com/article-crise-financiere-grecque-origine-americaine-explications-francaises-96733594.html

Merci à ceux qui ont fait ce travail.

Étienne.

Posté par LE REGENT à 13:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
vendredi 27 janvier 2012

Par delà un simple match de foot !

Agissons pour être nombreux au
 
 vélodrome le 1er février
 
ISSA NISSA !
 
Vieux Aujourd'hui, 19h13   #286
Aiglon d'Argent
 
 
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C'est en effet une obligation morale, non seulement pour un régent mais pour tous ceux qui veulent vraiment défendre notre comté !
Je ferai le déplacement dans le car de Nissa Supporters 06 et assisterai au match dans la tribune Ganay.
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non lus Aujourd'hui, 19h29   #287
Vièi Aigloun
 
 
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alors je rebalance mon montage

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Vieux Hier, 19h39   #288
Vièi Aigloun
 
 
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Je ferai le déplacement dans le car de Nissa Supporters 06 et assisterai au match dans la tribune Ganay.
Putain alors je descends de Genève.
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Vieux Hier, 19h59   #289
Vièi Aigloun
 
 
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je suis fier de toi Régent

@mister : la section cuir-moustache
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Vieux Hier, 20h13   #290
Aiglon d'Argent
 
 
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http://jeanmariebernard.canalblog.co.../23353053.html
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Vieux Hier, 20h58   #291
Vièi Aigloun
 
 
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Régent, vous êtes grand!
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Vieux Hier, 22h41   #292
Vièi Aigloun
 
 
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Du grand Mendes !
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Vieux Aujourd'hui, 23h12   #293
Vièi Aigloun
 
 
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Le Régent sera en Ganay pour nous sauver !!!
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Vieux Aujourd'hui, 23h45   #294
Aiglon d'Argent
 
 
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Posté par ficanas Voir le message
Le Régent sera en Ganay pour nous sauver !!!
Pas pour nous sauver mais pour tout simplement partager une période difficile pour nous niçois de coeur !
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mercredi 25 janvier 2012

Les 500 signatures, c'est possible !

Vieux Hier, 22h18   #1290
Vièi Aigloun
 
 
Par défaut

Je ne sais pas si vous avez vu le "Action Discrète" de la semaine mais c'est assez énorme (dispo sur canal+ à la demande).
Les mecs se font passer dans un premier temps pour des émissaire du candidat des Chasseurs (j'ai zappé son nom) qui vont à la chasse aux signatures. Ils arrivent avec un panier rempli de produits du terroir dont du vin, et ils se bourrent la gueule avec le maire bien que celui-ci ait déjà annoncé qu'il parrainait Mélenchon. Même le policier municipal vient se picoler avec eux.
Dans le deuxième, c'est là où c'est tendu je trouve, il se fait passer pour un émissaire de L-O et il va voir le maire avec une pute, il lui promet de la lui laisser gratos pour le week-end s'il donne son parrainage et le maire accepte !
 
Sur mon forum favori des supporters de l'Ogym :

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mardi 24 janvier 2012

Moyen Age : Droits de l'homme ou de l'action sociale du clergé

  

S’interrogeant sur la façon dont nos pères étaient parvenus, sans secousse et efficacement, à l’acquisition de leurs libertés civiles au Moyen Age, Charles Barthélemy, invoquant les historiens parmi les plus éminents tels François Guizot, Augustin Thierry, Benjamin Guérard ou encore Louis Blanc, nous offre un tour d’horizon du rôle fondateur et, contrairement à une idée reçue, très populaire, exercé dès les premiers siècles de la monarchie par une Église dont les évêques, assurant de hautes fonctions administratives au sein de l’Etat, œuvrèrent alors au profit des intérêts moraux et matériels du peuple

 

C’est au Ve siècle et à l’avènement de Clovis au trône des Francs que nous prenons le premier anneau de la civilisation dans notre pays ; mais ici jetons un rapide coup d’œil sur l’état de la société romaine à cette époque : quelle profonde décadence ! Les classes aristocratiques périssaient, prodigieusement réduites en nombre, sans influence, sans vertu. Quiconque, dans leur sein, possédait quelque énergie, quelque activité morale, entrait dans le clergé. Il ne restait réellement que le menu peuple romain, plebs romana, qui se ralliait autour des prêtres et des évêques, et formait le peuple chrétien.

 

C’est dans l’Église et dans son organisation, dès le Ve siècle, qu’il faut chercher le germe et l’idéal de ces libertés nécessaires qui allaient se réaliser successivement avec son concours, et à son exemple. Dans son Histoire de la civilisation en France, François Guizot écrit : « Les deux grandes garanties de la liberté dans une société quelconque, l’élection d’une part et la discussion de l’autre, existaient, en fait, dans la société ecclésiastique du Ve siècle... réelles et fortes, à la fois cause et témoignage du mouvement et de l’ardeur des esprits. Maintenant, mettez cet état de la société religieuse à côté de l’état de la société civile que j’ai essayé de peindre. Je ne m’arrêterai pas à tirer les conséquences de cette comparaison ; elles sautent aux yeux. Je les résumerai en deux traits.

 

Allégorie de l'Église

Allégorie de l’Église (Speculum historiale, par Vincentius Bellovacensis, 1463)

 

« Dans la société civile, point de peuple, point de gouvernement ; l’administration impériale est tombée, l’aristocratie sénatoriale est tombée, l’aristocratie municipale est tombée ; la dissolution est partout ; le pouvoir et la liberté sont atteints de la même stérilité, de la même nullité. Dans la société religieuse, au contraire, se révèle un peuple très animé, un gouvernement très actif. La liberté est réelle et le pouvoir aussi. Partout se rencontrent, se développent les germes d’une activité populaire très énergique et d’un gouvernement très fort. C’est, en un mot, une société pleine d’avenir puissant et fécond. »

 

Après ce double et saisissant tableau des deux sociétés du Ve siècle, si dissemblables, l’une – la civile et la païenne – qui s’en va en morceaux, l’autre – la religieuse et la chrétienne – qui ouvre son âme à une vie nouvelle et forte, Guizot résume ainsi et la situation et la question de la civilisation qui s’en va sans retard, et de celle qui surgit, pleine d’une fécondité sereine : « Le christianisme, dit-il, a été une révolution essentiellement pratique, point une réforme scientifique, spéculative. Il s’est surtout proposé de changer l’état moral, de gouverner la vie des hommes, et non seulement de quelques hommes, mais des peuples du genre humain tout entier. »

 

C’est principalement dans la préface ou le prologue de la vieille loi salique que l’on saisit, sous une forme épique pleine d’éloquence, le sens véritable et radical (qu’on nous permette cette expression) du programme de l’Église catholique, présidant à la fondation de la liberté dans notre pays de France. En voici un extrait :

 

« La nation des Francs, illustre, ayant Dieu pour fondateur, forte sous les armes, ferme dans les traités de paix, profonde en conseil, noble et saine de corps, d’une blancheur et d’une beauté singulières, hardie, agile et rude au combat ; depuis peu convertie à la foi catholique, pure d’hérésie ; lorsqu’elle était encore sous une croyance barbare, avec l’inspiration de Dieu, recherchant la clef de la science ; selon la nature de ses qualités, désirant la justice, gardant la piété. La loi salique fut dictée par les chefs de cette nation, qui en ce moment commandaient chez elle...

 

« Vive le Christ, qui aime les Francs ! qu’il garde leur royaume et remplisse leurs chefs de la lumière de sa grâce ! qu’il protège l’armée, qu’il leur accorde des signes qui attestent leur foi, la joie de la paix et la félicité ! que le Seigneur Jésus-Christ dirige dans les voies de la piété les règnes de ceux qui gouvernent ! car cette nation est celle qui, petite en nombre, mais brave et forte, secoua de sa tête le dur joug des Romains, et qui, après avoir reconnu la sainteté du baptême, orna somptueusement d’or et de pierres précieuses les corps des saints martyrs que les Romains avaient brûlés par le feu, massacrés, mutilés par le fer, ou fait déchirer par les bêtes. »

 

On le voit, fidèle au précepte de son divin fondateur, le christianisme transformait les lois des barbares, en les vivifiant de son souffle et tournant vers les grandes choses l’activité indomptable, jusque-là mal dirigée, des peuples nouveaux qu’il accueillait dans son sein. Le premier fondement de la civilisation et par conséquent de la liberté des peuples résulte d’un fait essentiel. Selon Guizot, « ce fait, c’est l’unité de l’Église, l’unité de la société chrétienne, indépendamment de toutes les diversités de temps, de lieu, de domination, de langue, d’origine. Singulier phénomène ! c’est au moment où l’Empire romain se brise et disparaît, que l’Église chrétienne se rallie et se forme définitivement. L’unité politique périt, l’unité religieuse s’élève.

 

« Fait glorieux et puissant, qui a rendu, du cinquième au treizième siècle, d’immenses services à l’humanité. L’unité de l’Église a seule maintenu quelque lien entre des pays et des peuples que tout d’ailleurs tendait à séparer ; du sein de la plus épouvantable confusion politique que le monde ait jamais connue, s’est élevée l’idée la plus étendue et la plus pure, peut-être, qui ait jamais rallié les hommes, l’idée de la société spirituelle ; car c’est là le nom philosophique de l’Église, le type qu’elle a voulu réaliser. »

 

L’influence du clergé dans l’État, sous les anciens rois de France, est un fait incontestable ; les preuves en éclatent à toutes les pages de notre histoire. « Les principes consolants et la morale bienfaisante du christianisme, ses doctrines démocratiques et libérales, devaient concilier aux prêtres qui les enseignaient le respect et l’amour des peuples ; l’organisation de l’Église, sa hiérarchie, sa discipline, la tenue de ses conciles généraux et particuliers, la richesse de ses revenus et de ses aumônes, lui assuraient un ascendant considérable dans la société. » Ainsi s’exprime l’historien Benjamin Guérard, dans sa préface du Cartulaire de l’église Notre-Dame de Paris, publié en 1850.

 

Guérard était loin d’être un « clérical » ; mais ses recherches et sa science approfondie du Moyen Age, étudié par lui aux sources, l’ont amené à tracer du rôle de l’Église dans la civilisation française et dans la conquête des droits et des libertés des citoyens un tableau d’une grande largeur de vues d’un grand intérêt. Le clergé n’eut une si grande influence sur les masses comme sur les individus que parce qu’il se montra d’abord et resta populaire dans la meilleure et la plus sympathique acception de ce mot, tant profané depuis, écrit Charles Barthélemy dans Erreurs et mensonges historiques ; c’est dans l’Église et par les actes du clergé, non moins que par sa voix, que furent promulgués et mis en pratique les grands principes de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

Outre le pouvoir, la considération et la vertu – qui sont déjà de grandes sources de popularité pour une institution –, le clergé offrait aux masses une puissante garantie pour leurs intérêts, mieux encore, un rôle à jouer en personne, une place où elles se sentissent à elles et chez elles. C’est là surtout la clef de l’histoire du peuple en France pendant les cinq premiers siècles de la monarchie mérovingienne, dont on ne peut vraiment connaître l’histoire que par l’histoire même du culte, des institutions et des usages de l’Église. Les intérêts et les passions – ces deux grands leviers de toute société à ses débuts – s’agitaient alors dans l’Église et dans ses temples ; c’était là que se trouvaient le mouvement et la vie ; là se montrait et se révélait le peuple, c’est-à-dire la majorité de la nation.

 

Benjamin Guérard affirme qu’ « au moment de la conquête des Gaules par les Francs, le peuple romain avait perdu sous les empereurs à peu près tous ses droits politiques ; il était gouverné despotiquement. Les libertés municipales elles-mêmes étaient devenues souvent plus onéreuses que la servitude, et les magistrats désertaient la curie, en même temps que les citoyens abandonnaient la cité... L’autorité centrale et l’autorité locale expiraient en même temps ; enfin l’ordre civil périssait tout entier. La religion chrétienne, au contraire, après s’être répandue dans toutes les provinces de l’Empire, était déjà florissante. Toute ville gauloise que décorait le titre de cité avait son évêque, et les villes secondaires ainsi que les bourgs possédaient des églises et des prêtres subordonnés ; la hiérarchie et le pouvoir ecclésiastique étaient constitués partout, et la nouvelle société religieuse était assise sur des bases aussi larges que solides.

 

« Ce fut alors que le peuple, dépossédé depuis longtemps de sa tribune et de ses comices, éloigné de la curie, privé dans l’Occident de protection et de magistrats ; opprimé, dépouillé, persécuté, exclu de partout et ne possédant plus rien d’assuré dans l’État, chercha refuge dans l’Église, et déposa entre les mains des prêtres son gouvernement, ses affaires et tous ses intérêts. Voilà pour ce qui concerne les Gallo-Romains. Quant aux Francs de Clovis, tout le monde sait qu’au lieu de piller les églises et les monastères, comme firent plus tard les Danois et les autres peuples du Nord, ils respectèrent en général assez bien ce qui appartenait au clergé, et qu’à leur approche on ne vit pas, comme au IXe et au Xe siècle, les prêtres emporter les objets de leur culte... Bientôt même les Francs se firent chrétiens, et l’Évangile ne compta plus que des adhérents chez les vainqueurs et chez les vaincus. »

 

La population, une fois entrée dans l’église, y trouva tout ce qui pouvait l’y retenir et l’y captiver. La pompe des cérémonies religieuses amenait la foule au pied des autels et servait souvent à la conversion des Barbares – la reine Clotilde, femme de Clovis, fit orner l’église de tapisseries, pour le baptême de son premier enfant, afin d’amener plus facilement à la foi, par ce spectacle, le roi son époux, que la prédication ne pouvait fléchir, explique Grégoire de Tours. Mais, outre que le peuple était attiré dans l’église et vers les ministres de la religion par les cérémonies du culte et leur touchante magnificence, on le voyait se porter de lui-même dans les temples pour d’autres motifs encore que ceux de la piété, et voilà pourquoi – comme on va bientôt le comprendre – les institutions ecclésiastiques non moins que le culte contribuaient à la popularité du clergé.

 

L’Eglise se prêtait complaisamment aux penchants, aux mœurs, à l’esprit, aux besoins des populations et savait se départir à propos en leur faveur de son austérité et même de sa gravité. Les ventes, les donations et tous les actes publics ou privés des citoyens étaient passés et mis en écrit dans les églises. C’était au coin de l’autel que les affranchissements étaient célébrés ; de manière que le serf, après avoir trouvé dans le temple un asile contre la colère de son maître, venait encore y recevoir le bienfait de la liberté. Les églises servaient d’archives publiques. On allait donc au temple non seulement pour les offices, mais pour ses affaires ; c’était à la fois pour le peuple son forum et son hôtel de ville.

 

Ici nous abordons une question sur laquelle on a beaucoup écrit, un usage que trop à la légère on a flétri du nom d’abus, mais qu’il importe d’éclaircir pour en chercher le vrai sens et la portée profonde ; nous avons indiqué le droit d’asile, que les églises avaient hérité de l’antiquité la plus reculée et que le clergé se montra toujours si justement jaloux de leur conserver. L’asile, d’après la loi de l’empereur Théodose le Jeune (23 mars 431), comprenait non seulement l’intérieur du temple, mais encore toute l’enceinte du lieu sacré, dans laquelle étaient situés les maisons, les galeries, les bains, les jardins et les cours qui en dépendaient. Le droit d’asile dans les églises fut confirmé par les rois des Francs et par les conciles.

 

Ceux qui se réfugiaient dans les asiles étaient placés sous la protection de l’évêque, devenu pour ainsi dire responsable des violences qui leur seraient faites. Les voleurs, les adultères, les homicides même n’en pouvaient être extraits, et ne devaient être remis aux personnes qui les poursuivaient qu’après que celles-ci avaient juré sur l’Évangile qu’elles ne leur feraient subir ni la mort, ni aucune mutilation. L’esclave réfugié n’était rendu à son maître qu’autant que celui-ci faisait serment de lui pardonner.

 

« Dans ces temps barbares, où l’offensé se faisait lui-même justice, où souvent une vengeance terrible et prompte suivait un tort assez léger, où la force était la loi de tous et les sentiments d’humanité affaiblis et même éteints dans le cœur du plus grand nombre, il était bien que l’Église pût accueillir et mettre en sûreté chez elle le malheureux qui venait lui demander un refuge, afin de donner à la colère le temps de se calmer, ou de soustraire le faible et le pauvre à l’oppression de l’homme puissant. Les asiles, qu’elle tenait continuellement ouverts, étaient moins souvent alors des remparts pour l’impunité que des abris contre la persécution. »

 

Cette remarque de Benjamin Guérard dans la préface de son Cartulaire est très judicieuse ; il aurait pu insister, en même temps, sur l’horreur de l’Église pour le sang – horreur qui, chez-elle, allait si loin qu’elle faisait tous ses efforts pour arracher à la peine de mort des coupables qu’au XXe siècle l’échafaud réclamait encore – tels que les homicides. Les asiles étaient cependant quelquefois violés ; mais il était rare qu’ils le fussent impunément, et qu’un pareil sacrilège ne soulevât pas contre ses auteurs le clergé et la population. Presque toujours ces lieux offraient, de fait aussi bien que de droit, une parfaite sûreté, même aux plus grands coupables, même à ceux que poursuivait la vengeance des rois. Saint Grégoire de Tours, menacé de la colère de Chilpéric et de Frédégonde, s’il ne chassait le duc Gontran-Boson et le prince Mérovée de la basilique de Saint-Martin, résista d’une manière énergique à toutes les menaces ; il aima mieux voir sa ville et tout son diocèse pillés, dévastés, mis à feu par l’armée royale, que de porter atteinte à l’asile du saint évêque. « Ainsi, l’autorité civile venait expirer devant un tombeau, et le pouvoir d’un saint était plus fort et plus populaire qu’aucun pouvoir de l’État. Le peuple, témoin de cette suprématie, qu’il assurait par son concours, se glorifiait de sa force dans celle de ses prêtres et de ses libertés dans les institutions de l’Église », explique Guérard dans Du droit d’asile, thèse publiée en 1837.

 

Autre source de popularité pour l’Église et de protection pour le peuple : les fonctions publiques, l’enseignement et les lettres étaient entre les mains du clergé. L’Église – c’est un fait incontestable et incontesté – fut, non seulement sous les Mérovingiens et les Carolingiens, mais encore longtemps après, le seul dépôt des lettres et des connaissances dans la société. Cet avantage augmentait l’influence que le clergé avait d’ailleurs, dans l’État, et lui assurait la possession d’un grand nombre de places dans le gouvernement, et même les premières dignités de la monarchie. Le roi prenait souvent ses ministres parmi les évêques, et c’étaient des ecclésiastiques qui remplissaient nécessairement la plupart des offices de chancellerie et des autres administrations. Les prêtres seuls dirigeaient encore l’école du palais, les écoles des églises et généralement tous les établissements d’instruction publique. « Les prêtres, dit Théodulf, évêque d’Orléans, tiendront des écoles dans les bourgs et dans les villages, et enseigneront avec charité les enfants qui leur seront envoyés, sans rien exiger des parents ni recevoir que ce qui sera offert volontairement. »

 

Prière du clergé

Prière du clergé (Vigiles de Charles VII, par Martial d’auvergne, 1484)

 

L’instruction est certes une source de bienfaits à répandre sur les intelligences ; mais il y a dans l’humanité des besoins matériels à satisfaire, nombreux, pressants, sans cesse renouvelés, quotidiens, car le nombre des pauvres est immense à toutes les époques, et peut-être encore plus à la nôtre qu’en ces temps reculés. Eh bien, les richesses du clergé étaient là pour soulager toutes ces infortunes, que sanctifiait à ses yeux le souvenir de la pauvreté du Christ et des premiers apôtres. Les richesses du clergé en France étaient très considérables dès les commencements de la monarchie mérovingienne. Déjà, sous le règne de Clovis, l’église de Reims possédait de vastes domaines, et son trésor était si bien rempli, que saint Rémi, son évêque, ayant refusé de recevoir à titre gratuit la terre d’Épernay, qu’un seigneur voulait lui donner, la paya cinq mille livres d’argent. Rien, dans les détails de cette acquisition, ne donne lieu de la considérer comme un fait extraordinaire.

 

Les évêques, en leur qualité de suprêmes administrateurs des biens de leurs églises, jouissaient d’abord d’une grande influence par les richesses dont ils disposaient ; ensuite leur dignité, la première dans l’ordre civil aussi bien que dans l’ordre ecclésiastique, leur assignait le plus haut rang dans l’État ; enfin leur élection, qui se faisait régulièrement par le suffrage du clergé et des fidèles, leur assurait la faveur populaire. Les revenus ecclésiastiques étaient divisés en quatre parts. La première seule appartenait à l’évêque, la seconde était pour son clergé, la troisième pour les pauvres de l’Église, et la quatrième pour l’entretien des édifices consacrés au culte.

« Partout la part du pauvre était réservée dans les revenus ecclésiastiques, et lorsqu’elle ne suffisait pas, elle devait être accrue des autres fonds dont le clergé avait la disposition. Nourrir tous les indigents et secourir tous les malheureux, telle était la mission de l’Église, qui, pour la remplir, dut quelquefois se dépouiller de ses biens et mettre en gage jusqu’aux objets les plus précieux du culte », explique Guérard. Une des plus belles œuvres, à cette époque ; une des plus méritoires et qui atteste le mieux de sa charité, c’est celle du rachat des captifs. Les sommes que le clergé y consacrait, d’après l’injonction expresse des conciles, étaient souvent très considérables ; il lui était même permis, pour satisfaire à cette obligation, de mettre en gage jusqu’aux vases sacrés des églises.

Aussi, dans ces siècles de fer, où les populations étaient emmenées captives comme des troupeaux à la suite des armées et partagées comme un butin entre les soldats, on voit les évêques épuiser leurs trésors pour les délivrer des liens de l’esclavage. Saint Épiphane, évêque de Pavie, délivre, en 494, dans les Gaules, par ses instances auprès du roi Gondebaud ou à prix d’argent, plus de six mille Italiens que les Bourguignons retenaient en captivité. Le prêtre saint Eptade, originaire d’Autun, rachète plusieurs milliers d’Italiens et de Gaulois emmenés pareillement en esclavage par les Bourguignons, et ensuite une foule de captifs que les Francs de l’armée de Clovis avaient faits dans leur guerre contre les Visigoths. En 510, saint Césaire, évêque d’Arles, distribue des vêtements et des vivres à une immense multitude de prisonniers francs et gaulois tombés au pouvoir des Goths, et les rachète ensuite avec le trésor de son église, que son prédécesseur Éonius avait amassé. Puis, ayant reçu de Théodoric, roi des Ostrogoths, trois cents sous d’or avec un plat d’argent du poids d’environ soixante livres, il vend le plat, achète la liberté des captifs dispersés dans l’Italie, et leur procure des chevaux ou des chars pour les ramener dans leurs foyers. Dans le siècle suivant, saint Éloi rachetait les prisonniers saxons et les affranchissait devant le roi.

 

Guérard nous révèle encore que « le clergé n’avait alors que trop d’occasions d’exercer sa charité ; s’il savait acquérir des richesses, l’histoire témoigne qu’il savait également s’en dépouiller d’une manière vraiment évangélique... Les faits de la nature de ceux que j’ai rapportés sont très communs, et l’esprit qui les a provoqués n’a pas cessé d’être celui de l’Église », laquelle, « en prenant à sa charge et pour ainsi dire chez elle les veuves, les orphelins et généralement tous les malheureux, ne pouvait manquer de les avoir dans sa dépendance ; mais ce qui devait surtout lui gagner le cœur de ses nombreux sujets, c’est qu’au lieu d’être humiliée ou embarrassée de leur cortège, elle s’en faisait honneur et proclamait que les pauvres étaient ses trésors.

 

« Elle couvrait aussi de sa protection les affranchis, et frappait d’excommunication le seigneur et le magistrat qui opprimaient l’homme faible ou sans défense. Lorsque des veuves ou des orphelins étaient appelés en justice, l’évêque ou son délégué les assistait à la cour du comte et empêchait qu’on ne leur fît aucun tort. L’archidiacre ou le prévôt des églises devait visiter tous les dimanches les prisonniers et subvenir à leurs besoins avec le trésor de la maison épiscopale. Aux trois grandes fêtes de l’année, savoir : à Noël, à Pâques et à la Pentecôte, les évêques faisaient ouvrir les prisons aux malheureux qu’elles renfermaient.

 

« Quoique l’aliénation des biens ecclésiastiques fût interdite au clergé, néanmoins le concile d’Agde, dans un esprit vraiment libéral et de charité, permit aux évêques d’affranchir les esclaves appartenant à leurs églises et de leur donner en même temps, pour vivre, un fonds de terre de la valeur de vingt sous d’or. De plus, le clergé instituait des infirmeries pour les malades et des hospices pour les voyageurs. Il défrichait la terre et peuplait les déserts de colons ; et comme son administration était en général régulière et paternelle, une foule de personnes renonçaient à leurs biens et souvent à leur liberté, et accouraient se ranger sous les lois des églises et des monastères.

 

« Souvent aussi les évêques usaient de leur puissante intervention auprès du prince en faveur de leurs concitoyens. Ce fut à la demande de Désiré, évêque de Verdun, que le roi Théodebert fit aux commerçants de cette ville l’avance d’une somme de sept mille sous d’or qui les sauva de leur ruine, et qui, plus tard, leur fut remise en entier lorsqu’ils en offrirent le remboursement. D’autres fois les évêques faisaient servir leur autorité et leurs trésors au rétablissement du calme dans les cités. » Ce rôle de paix, le clergé le remplissait souvent au milieu d’une société livrée, sous l’empire des institutions germaniques, à toutes les horreurs des vengeances privées.

 

En résumé, ce qui devait d’abord assurer la popularité au clergé, c’étaient ses maximes en faveur du peuple, d’après lesquelles l’homme pauvre et l’esclave étaient élevés au même rang que l’homme riche et que le maître, estimés autant qu’eux, appelés à la même destinée et recommandés également à l’amour de tous les fidèles. L’égalité se trouvait dans l’Église. Ce qui rendait ensuite le clergé populaire, c’étaient les cérémonies du culte et les institutions ecclésiastiques dont nous avons parlé, et qui se perpétuèrent jusqu’aux premiers siècles de la dynastie capétienne, à travers les temps les plus difficiles de notre histoire.

 

Nous arrivons ici à une question délicate, celle de l’excès et parfois de l’abus du pouvoir ecclésiastique en ces temps reculés. Et d’abord, il ne faut jamais confondre l’abus avec l’usage légitime, en prenant l’un pour l’autre, ni attribuer à l’institution même ce qui n’est que le fait ou la faute des hommes, et encore de bien peu d’entre eux. Comme le dit Benjamin Guérard, avec une haute raison : « Quant au reproche que l’on a fait à l’Église de son pouvoir, il me paraît injuste ou du moins fort exagéré. A la vérité, ce pouvoir était immense… Cependant qu’on jette les yeux sur ce qui était à côté du clergé, et qu’on juge si l’autorité placée dans les mains laïques s’exerçait avec plus de justice, de douceur et d’intelligence. Certainement le clergé abusa de la sienne ; mais qui n’abusait pas alors, et de quoi ne faisait-on pas abus ? Les rois, les grands, les seigneurs, et plus tard les communes et les états généraux, ont ils montré plus de modération ?... On est forcé de reconnaître que le clergé a beaucoup moins excédé ses droits que les autres ordres de l’État.

 

« Les armes spirituelles, les seules qui fussent proprement à sa disposition, doivent être considérées comme ayant été essentiellement utiles et bienfaisantes. Longtemps elles ont protégé les populations non moins que l’Église, et servi de rempart contre la force brutale qui opprimait la société. Qui pourrait, par exemple, accuser d’abus les évêques de la province de Reims, lorsque, après la guerre de 923, entre les rois Charles le Simple et Robert, ils imposaient une pénitence de trois années aux Français qui s’étaient battus entre des Français ?

 

« Dans les actes ecclésiastiques, l’excommunication n’est d’ordinaire que la sanction des lois les plus humaines et les plus tutélaires. Ainsi, en 988, elle est prononcée par le clergé d’Aquitaine contre les brigands qui ravageaient le pays ; en 1031, le célèbre concile de Limoges interdit, sous la même peine, les guerres privées des seigneurs, si funestes aux habitants des campagnes ; dix ans après, d’autres conciles, en instituant la trêve de Dieu, la placent sous la protection des foudres de l’Église – conciles des années 1041 et suivantes. Enfin, dès l’an 855, le troisième concile de Valence frappait le duel d’excommunication – canon XII. » Ce qui a surtout fait la force de l’Église de France, et lui a assuré une popularité dont les effets tournaient tous au profit des intérêts moraux et matériels des masses, c’est que cette Église était profondément nationale.

 

Les évêques et les prêtres avaient, en vertu même de leur caractère religieux, une part très grande dans l’administration des affaires publiques. Tout le pouvoir dont ils jouissaient n’était pas usurpé, car ils en tirèrent une grande partie de la loi ; et au lieu de s’en servir pour empêcher ou retarder les progrès de la civilisation, ils s’opposaient de tous leurs efforts à l’envahissement des ténèbres qui menaçaient de couvrir toute la chrétienté. Les institutions de l’Église n’étaient d’ailleurs si populaires et par conséquent si aimées que parce que le peuple trouvait peu de sûreté du côté de la juridiction civile.

 

« Et quelles autres institutions pouvaient lui être plus chères que celles de l’Église ? Quel autre édifice que le temple lui rappelait des idées de bienfaisance, d’ordre et de paix ? Tous avaient sujet d’aimer le temple. Pour le serf, c’était un asile contre la cruauté de son maître ; c’était aussi le lieu dans lequel un jour peut-être il recouvrerait sa liberté. C’était là que l’affranchi, après avoir retrouvé la sienne, trouvait la protection dont il avait besoin pour la conserver, tandis que l’homme libre lui-même y voyait la garantie officielle que réclamaient la sûreté de sa personne et la possession de ses biens. Les pauvres y venaient chercher du pain, et les malades la santé. C’était le centre de tous les intérêts, le refuge de tous les malheureux... Attenter au temple, c’eût été à la fois attenter à la religion, à la société, à tous les droits nationaux et populaires... L’Église était la colonne du Moyen Age, sans laquelle l’édifice social et la civilisation antique fussent tombés ensemble dans l’abîme.

« Ne perdons pas de vue que les institutions qui, dans les temps modernes, et principalement de nos jours, ont agité les peuples, les touchaient alors fort médiocrement et leur étaient non seulement indifférentes, mais encore incommodes, onéreuses, antipathiques. On préférait de beaucoup l’assemblée des fidèles à celle des scabins (échevins, magistrats) ou des hommes d’armes ; on fuyait les plaids et les champs de mars ou de mai pour accourir aux temples ; on était bien plus puni d’être privé dans l’église de son rang, de la participation aux offrandes, aux eulogies, à la communion, que du droit de porter les armes et de juger ; en un mot, on tenait bien plus à l’exercice de ses droits religieux qu’à celui de ses droits politiques, parce que l’État religieux était bien supérieur à l’état politique, et que, hors de l’Église, tous les devoirs et tous les droits de l’homme étaient à peu près méconnus », écrit l’historien Guérard.

 

Reprenant en 1877 ces propos de Guérard, Charles Barthélemy estime qu’en les proclamant hautement, un tel aveu est d’autant plus précieux à recueillir et à enregistrer, qu’il répond avec une irrésistible éloquence, celle même des faits, à tout ce qui jusqu’ici a pu se dire ou s’écrire contre le rôle du clergé dans notre pays, à tous les âges de notre histoire. Mais, ajoute-t-il, où M. Guérard nous semble avoir le mieux compris et proclamé le grand rôle de l’Église dans la revendication des droits de l’homme, c’est dans cette page que lui a été dictée le spectacle des utopies dangereuses de 1848 :

 

Laïques et clergé apportant des richesses à un roi qui soulève ses mains en refus

Laïques et clergé apportant des richesses à un roi qui soulève ses mains
en refus (Le Livre de bonnes mœurs, Jacques Legrand, 1490)

 

« Ce qu’aucun gouvernement ne ferait aujourd’hui qu’en courant le risque de bouleverser la société, l’Église le faisait tous les jours dans le Moyen Age, sans la compromettre, et même en la rendant plus tranquille et plus stable. Quelle monarchie, quelle république pourrait, par exemple, proclamer impunément ce dangereux droit au travail qui paraît menacer notre civilisation ? Eh bien, l’Église osait plus encore. Des deux grandes classes dans lesquelles la population fut de tout temps divisée, savoir, les riches et les pauvres, l’Église ne craignait pas de se charger de la dernière. Elle mettait dans son lot tous ceux qui n’avaient rien, et s’inquiétant peu pour elle de leur nombre ni de leur exigence, elle leur disait que ses biens étaient à eux ; elle les installait chez elle ; elle s’obligeait à les nourrir et réglait leur part, sans craindre qu’ils n’en fussent bientôt plus contents et qu’ils ne voulussent à la fin tout avoir. Effectivement, malgré le danger de tels principes, le clergé sut rester riche au milieu de ces misérables et faire respecter par eux ses richesses et son autorité... Ce qui favorisait le plus le respect de l’Église, ce qui constituait véritablement sa force, c’était la foi de ses peuples ; et cet article de sa constitution : Beati qui lugent [Heureux ceux qui pleurent], ne les consolait pas moins que sa charité. »

De son côté, l’historien et géographe Théophile-Sébastien Lavallée écrit dans son Histoire des Français : « La monarchie de l’Église fut le commencement de la liberté ; elle n’avait rien d’étroit et de personnel ; elle fut le plus beau triomphe de l’intelligence sur la matière, et eut la plus grande influence sur la révolution plébéienne qui enfanta les communes et les républiques du Moyen Age. » Pour Barthélemy, ce que le clergé voulut étouffer, dès le principe, ce fut ce fatal symptôme de centralisation à outrance qui a fait le malheur de notre pays, et qui semble impossible à ruiner ; car, si ce mécanisme cesse, la révolution s’empare aussitôt de toutes les forces matérielles et jette la nation dans l’anarchie, sous prétexte de lui rendre le libre exercice de ses droits.

Eh bien, la centralisation n’existait pas au Moyen Age, grâce au vaste système des communes créées par le clergé national, lance-t-il, ajoutant que c’est précisément ce qu’un autre célèbre historien, Augustin Thierry, a fait voir en une page lumineuse et saisissante, que voici : « Ces formules dont notre langue est depuis si longtemps déshabituée semblent presque, au premier abord, n’être que des fictions oratoires ; et tel doit être notre sentiment, à nous Français, qui, depuis tant d’années, ne connaissons plus de droits que les droits proclamés à Paris, de libertés que les libertés sanctionnées à Paris, de lois que les lois faites à Paris.

 

« Pourtant ce n’était point alors des mots vides de sens ; alors le patriotisme français redoublait en effet, dans un patriotisme local qui avait ses souvenirs, son intérêt et sa gloire. On comptait réellement des nations au sein de la nation française : il y avait la nation bretonne, la nation normande, la nation béarnaise, les nations de Bourgogne, d’Aquitaine, de Languedoc, de Franche-Comté et d’Alsace. Ces nations distinguaient, sans la séparer, leur existence individuelle de la grande existence commune ; elles se déclaraient réunies, mais non subjuguées ; elles montraient les stipulations authentiques aux termes desquelles leur union s’était faite ; une foule de villes avaient leurs chartes de franchises particulières ».

 

Edmond Demolins, disciple du précurseur de la sociologie française Frédéric Le Play, écrit quant à lui dans Les libertés populaires au Moyen Age : « Ainsi, tandis que la France antique avait connu tous les avantages de la démocratie, sans en ressentir les inconvénients, il nous était réservé d’en avoir tous les inconvénients sans en avoir les avantages. Quelle étude que celle qui montrerait l’amour que le vieux peuple de France portait à cette royauté nationale, qui était véritablement son œuvre, et la confiance que celle-ci témoignait en retour aux gens des bonnes villes, aux hommes du tiers état ! L’on verrait combien étaient alors rapprochées par la religion ces deux puissances, aujourd’hui si divisées, le pouvoir et le peuple. »

 

Barthélemy y ajoute une parole du roi Philippe-Auguste : « Il est de la dignité d’un roi de conserver avec zèle dans leur intégralité et dans leur pureté les libertés, les droits et les anciennes coutumes des villes. » Puis de citer un autre souverain, le roi saint Louis prodiguant quelques recommandations à son fils appelé à régner : « Cher fils, s’il avient que tu viennes à régner, pourvois que tu sois juste ; et si quelque querelle, mue entre riche et pauvre, vient devant toi, soutiens plus le pauvre que le riche, et quand tu entendras la vérité, ce fais-leur droit. Surtout, garde les bonnes villes et les coutumes de ton royaume dans l’état et la franchise où tes devanciers les ont gardées, et tiens-les en faveur et amour. »

 

Charles Barthélemy, regrettant d’avoir dû brossé trop rapidement un tableau des droits de l’homme au Moyen Age, conclut en citant le « publiciste et peu clérical » mais éminent historien, journaliste et homme politique Louis Blanc, député sous la IIIe République, s’exprimant ainsi au sujet des corporations d’ouvriers au Moyen Age : « La fraternité fut l’origine des communautés de marchands et d’artisans. Une passion qui n’est plus aujourd’hui dans les mœurs et dans les choses publiques rapprochait alors les conditions et les hommes : c’est la charité. L’Église était le centre de tout ; et quand la cloche de Notre-Dame sonnait l’Angelus, les métiers cessaient de battre. Le législateur chrétien avait défendu aux taverniers de jamais hausser le prix des gros vins, comme une boisson du menu peuple ; et les marchands n’avaient qu’après tous les autres habitants la permission d’acheter des vivres sur le marché, afin que le pauvre pût avoir sa part à meilleur prix. C’est ainsi que l’esprit de charité avait pénétré au fond de cette société naïve qui voyait saint Louis venir s’asseoir à côté d’Etienne Boileau, quand le prévôt des marchands rendait la justice. »

 

 

Source France pittoresque : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5594

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lundi 23 janvier 2012

Jean-Marc Fonseca

 
Jean-Marc Fonseca
En gros votez pour nous, nous ferons le reste. Mais sur quel projet de devenir politique, quel projet sociétal ? Où peut-on trouver une analyse autre que des vignettes slogans et des communiqués dont l’essentiel se résument à autre chose qu...e contre Estrosi-Cioti ?

L’indépendance et après : Quelle transformation de l’économie ? On reste sur tourisme et spéculation ? Casinos, marinas, port de luxe et paradis fiscal ? Qu’est-ce qu’on produit et comment ? Sur la base de quel inventaire des ressources ? On continue le schéma de développement de l’ancienne puissance coloniale ?

On fait arriver la LGV et l’on continue d’acheter notre énergie à EDF ? On maintient le système clientéliste avec ses aumônes et ses pressions ; on en change seulement la répartition ? Quelle type de démocratie communale, quelle type de contre-pouvoir met-on en place, quelles libertés garantiront nous aux citoyens ? Quelle autonomie pour les communes de l’arrière-pays ? On n’est plus au temps des Pelandrons comme disait la chanson de Piétri.

Je ne demande qu’à débattre y compris devant un public ; mais encore faut-il débattre sur des contenus et des plates-formes politiques, présenter des analyses et un programme. Je ne rejette pas l’aspect électoral et je dois dire que j’ai beaucoup appris des Mouvements Citoyens Suisses et de leur capacité à rassembler dans des actions sur le terrain, puis à concrétiser sur le plan électoral. Mais eux ont été capables de rassembler des sensibilités issues de divers courants. Et mettre en place une stratégie qui ne se limite pas a ne pas prendre le risque de déplaire à l’ex-clientèle électorale de Peyrat. Pour faire un score à deux chiffres encore faut-il savoir rassembler, faire se rencontrer des gens qui ne se seraient pas parlé à cause de présupposés idéologiques et qui pourtant sur certains domaines partagent les mêmes sensibilités.

On peut être clair dans ces propositions politiques sans pour autant tirer sur la pratique des autres ; surtout quant on est capable de propositions constructives dans lesquelles les gens devinent un avenir différent de celui que l’on veut continuer à leur imposer et surtout les associer à l’élaboration de ces propositions.

Jean-Marc FONSECA dit Barbajohan.
Remarquez que j'assure mes responsabilités, je ne me suis jamais masqué derrière de multiples pseudos.

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mardi 17 janvier 2012

Un grand homme nous a quitté !

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dimanche 15 janvier 2012

Joyeux Anniversaire Ô Régent!!!

 

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Vieux Hier, 00h06   #1
Vièi Aigloun
 
 
Par défaut Joyeux Anniversaire Ô Régent!!!

Joyeux anniversaire à toi l'indépendant, à toi régent

Un anniversaire convivial avant tout.

Nous te souhaitons un plein épanouissement dans ta carrière, tu as l'âge de la maturité pour nous mener vers la lumière



VIVE TOI!! VIVE NICE!!

Le foot est mort un soir de Juillet 82
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Vieux Hier, 00h07   #2
Vièi Aigloun
 
 
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bon anniv' !!!!
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Vieux Hier, 00h11   #3
Aiglon de Platine
 
 
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bon anniversaire Jean-Marie!

Que la force de la châtaigne soit avec toi!
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Vieux Hier, 00h34   #4
Bill 2011
 
 
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Joyeux anniversaire Kégens... Pardon, Régent !
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Vieux Hier, 06h46   #5
Vièi Aigloun
 
 
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c'est ton année!! On t'aime!!
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Vieux Hier, 09h34   #6
Vièi Aigloun
 
 
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Bon anniversaire
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Vieux Hier, 10h01   #7
Vièi Aigloun
 
 
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tanne leur tous le cuir aux élections !!!
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Vieux Hier, 10h27   #8
Aiglon de Platine
 
 
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Allez aaah ! Bon anniversaire

Bonne continuation !
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Vieux Hier, 10h28   #9
Vièi Aigloun
 
 
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Merci d'écrire vos messages en caractère gras s'il vous plaît.
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Vieux Hier, 11h54   #10
Vièi Aigloun
 
 
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mireille Mathieu a raison:
Donnez nous mille colombes et des millions d'hirondelles
C'est l'anniversaire de notre Regent!
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Vieux Hier, 12h26   #11
Vièi Aigloun
 
 
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GLOIRE A TOI REGENT
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Vieux Hier, 12h50   #12
Vièi Aigloun
 
 
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L'Elysée e basta
bon aniv Bernardo
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Vieux Hier, 13h16   #13
Vièi Aigloun
 
 
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retrouves le triple A viiiiiiiiiiiiiiiite
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Vieux Hier, 13h31   #14
Vièi Aigloun
 
 
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Régent
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Vieux Hier, 13h46   #15
Vièi Aigloun
 
 
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Citation:
Posté par Mantega Voir le message
Merci d'écrire vos messages en caractère gras s'il vous plaît.
j'ai édité mon message
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Vieux Hier, 13h53   #16
Aiglon de Platine
 
 
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Posté par karl Voir le message
j'ai édité mon message
Y'a intérêt, il va falloir le sucer le régent
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Vieux Hier, 13h53   #17
Vièi Aigloun
 
 
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Ma plus belle révérence en cette occasion, Majesté.
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Vieux Hier, 14h06   #18
Aiglon d'Or
 
 
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Joyeux anniversaire au Régent. En route vers la libération avec Jean Marie!

Et comme le criaient les irakiens pour Saddam, nous pouvons aussi nous époumonner ensemble : "notre vie notre sang pour toi au Régent !!!"
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Vieux Hier, 20h48   #19
Vièi Aigloun
 
 
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Mes hommages
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Vieux Aujourd'hui, 17h25   #20
Vièi Aigloun
 
 
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Il y a deux options:

Soit l'exposition de ce topic n'a pas été exploitée avec toute la convivialité nécessaire pour en faire ce qu'il aurait du être.

Soit le régent n'a pas saisi l'amour que lui porte ses fidèles.

Dans tous les cas l'absence de commentaires de celui qui est célébré ici même est une cruelle déception

L'avenir nous dira s'il y a eu faute d'inattention ou erreur sur la personne.
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Vieux Aujourd'hui, 17h51   #21
Vièi Aigloun
 
 
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Laisse-le décuver un peu.
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Dans un premier temps surpris et ému par ce que je prends comme un honneur et une marque d'affection de la part de forumistes plus talentueux et méritants que moi, je ne savais pas comment répondre autrement que par un sobre remerciement en début de topic.
 
Ce n'est pas faute d'avoir réfléchi à une manière originale de vous remercier tous en particulier :
 
La plus facile est pour mon cher ami Tav' sans qui je ne saurais peut être pas ce que je suis...une grosse m ...!
 
Pour tous les autres ça viendra au rythme de l'inspiration...je ne veux oublier personne !        

Posté par LE REGENT à 18:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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mercredi 11 janvier 2012

Je décline toute responsabilté...!

non lus Aujourd'hui, 13h06   #202
Aiglon d'Argent
 
 
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Posté par Tavan Voir le message
si justement vu qu'il est crâmé complet on a une chance historique de se débarrasser de l'autre estrasse

Le Régent je suis la Voix dans ta tête - c'est moi qui t'ai dit d'être Président mais il y a un changement de programme - tu vas te déguiser en facteur La Poste uno di noi avec la casquette - tu vas allez chez Estro dont tu connais l'adresse - tu vas dire "bonjour j'ai un recommandé à remettre en mains propres à m.estrosi - quand il arrive à la porte tu le travailles à la machette - enfin tu mets une moto par terre à côté de lui pour faire croire à un accident, genre il pratiquait son sport préféré

MAINTENANT
Malin ton message!
Moi qui a de plus en plus de mal à l'approcher...!
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 Tavan : http://www.ogcnice.net/member.php?u=14071

Posté par LE REGENT à 13:18 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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vendredi 6 janvier 2012

Débat intéressant à suivre sur le forum de l'Ogcn

Aiglon de Platine
 
 
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Citation:
Posté par Tavan Voir le message
Je m'apprêtais à répondre et je vois que Siblet à déjà exposé tous les points mieux que moi :

- arbitraire total de l'institution ("pourquoi lui plutôt que moi") effectivement quand on sait la couche que se tenait Louis XVI on se dit que le premier con venu aurait aussi bien fait l'affaire. Et je n'ai jamais bien compris d'où une quelconque famille royale tirait sa légitimité, encore moins celle de renouveler indéfiniment son pouvoir à travers sa descendance. Le comble de l'iniquité selon moi.
- injustice : procès et emprisonnement arbitraires et farfelus jalonnent toute l'histoire de la monarchie
- aberrations économiques & sociales avec dépenses somptuaires d'un côté et famines de l'autre...etc...

Bref on pourrait passer la nuit à développer tous les points qu'on ne risque pas de regretter. C'est assez évident pour tout le monde.

Ensuite, pour reprendre encore Siblet, les derniers rois n'auraient jamais accepté de parlement, donc j'élimine l'hypothèse d'une monarchie absolue qui aurait survécu jusqu'à aujourd'hui (de toutes façons si elles ont toutes disparu, ce n'est pas juste le fait du hasard.)

Reste l'hypothèse de la monarchie parlementaire comme ailleurs en Europe.
Qu'est-ce que ce modèle apporterait à la France ?
Faisons un focus sur l'aspect "incarnation de la nation" prêté au roi, puisqu'il s'agit de l'argument de L'Aigle.

Je suis bien d'accord sur le constat qu'il n'existe ni projet ni sentiment d'appartenance collective à quelque chose aujourd'hui dans ce pays, et que ça ne l'aide certainement pas à avancer.
Néanmoins, je ne crois pas qu'un roi, "incarnation de la nation" pourrait y changer quoi que ce soit.

1. d'abord parce parce que ce régime ayant connu une rupture historique de plus de deux siècles, l'investiture d'un prétendant "légitime" (genre Louis XX ou un autre clown d'Orléans) ressemblerait à un parachutage totalement artificiel. Ces gens-là ne signifient plus rien pour personne.
Autant choisir un nouveau roi. Mais comment ?

2. Jetons un regard sur le Royaume d'Espagne pour se faire une idée :
- des catalans qui n'ont rien à foutre de l'Espagne et encore moins du roi
- des basques qui s'en tapent le sexe par terre
- tout le sud mis à l'index par les autres régions, comme le mezzogiorno italien.
Bref, en matière d'unité nationale et de reconnaissance dans une "incarnation de la nation" que serait la figure du roi, on a vu mieux.
Je vous fais grâce du cas de la Belgique perpétuellement au bord de l'explosion, et qui est pourtant menée par un roi.

3. Comme le disait le Régent, la monarchie est construite sur une pyramide Peuple < Roi < Dieu.
Ce Dieu-là ayant déserté le paysage français aujourd'hui, on se demande un peu de quoi le roi serait la courroie de transmission.

4. Pour voir le roi comme une incarnation de la nation, encore faut-il soit même faire partie de cette nation. Visiblement, la majorité de la population musulmane dans ce pays s'en détache de plus en plus.
Beaucoup ne se disent eux-mêmes pas français.
En quoi la présence d'un roi y changerait quoi que ce soit ? Pour quelle raison verraient-ils en lui autre chose qu'un boloss en redingote ?

Pour ces raisons et pour beaucoup d'autres, je crois hélas que ce n'est pas un roi qui changerait la donne.

Je concède un point important : une personne devra bien incarner l'espoir, le changement, le courage, la vertu...bref tout ce qu'on voudra voir dans le porteur du pouvoir. Je crois que ce pays a toujours exprimé son potentiel en étant piloté par de grandes figures tutélaires (Napoléon, De Gaulle...) et cela sera sans doute encore le cas.
Grâce à un roi ? J'en doute.
Je m'autorise à essayer de te répondre car le débat m'intéresse particulièrement mais ADC le fera sans doute mieux que moi. J'espère qu'il ne m'en voudra pas de "marcher sur ses plates-bandes".

Ton jugement et celui de Siblet sur Louis XVI me paraît faux, injuste et partial. Des historiens de tous bords lui rendent d'ailleurs justice depuis une trentaine d'années et essaient de revenir sur l'historiographie républicaine qui s'est attachée pendant 200 ans à le faire passer pour un idiot attardé et inculte, sans cesse fourré dans ses serrures ou ses horloges. "L'histoire est écrite par les vainqueurs" disait Brasillach (dont, je te rassure, je n'ai aucun ouvrage chez moi, mais dont cette citation me paraît particulièrement pertinente).

Louis XVI était au contraire un roi particulièrement cultivé, amoureux de son pays, loin d'être hermétique à toute réforme. Il a manqué sans doute de roublardise politique et de fermeté à l'égard de la grande noblesse qui est la vraie responsable, avec une bourgeoisie trop heureuse de bousculer à son profit l'ordre établi, de la rupture avec le peuple (si tant est qu'à l'époque, il y ait eu effectivement une rupture entre Louis XVI et son peuple), de la disparition de la monarchie et du clash sanglant qui s'en est suivi.

Surtout Louis XVI a souffert du fait qu'il n'a pas voulu être Roi. Et c'est à travers cet élément, le principe monarchique prend tout son sens et toute sa valeur. Avec nos yeux d'aujourd'hui, on a tendance à associer au pouvoir privilèges, fastes, richesse, passe-droits. L'histoire et la personnalité de Louis XVI viennent mettre en lumière tout l'aspect responsabilité, charges, indisponibilité, inaliénabilité. Je ne suis pas en train de te dire que les rois qui se sont succédés ont tous été des saints désintéressés mais juger la monarchie dans son ensemble en oubliant les éléments que je viens de te citer conduit à mon sens à avoir un jugement seulement partiel de ce régime politique. A l'inverse, l'histoire récente nous montre que la démocratie et surtout le système électif sont loin d'être un frein au clientélisme, à la gabegie ou à l'enrichissement personnel.

Je ne vais pas rentrer dans le détail des sources pour appuyer mon argumentation mais je permets juste de te mettre un lien vers le testament de Louis XVI, particulièrement éclairant si l'on veut bien passer outre le côté désuet de certaines formules et se remettre dans le contexte de l'époque (http://fr.wikisource.org/wiki/Testament_de_Louis_XVI). Je peux ajouter en référence un docu-fiction, "Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi" particulièrement bien fait et passé récemment sur France 2. Il présente assez bien la personnalité complexe de Louis XVI et l'enchaînement des faits. On est loin de la présentation manichéenne qui gouverne encore aujourd'hui l'histoire officielle, de l'école primaire aux facs d'histoire.

Sur tes autres arguments concernant l'arbitraire, l'iniquité, les inégalités, je me permets également de formuler rapidement une objection. D'un point de vue strictement philosophique, en quoi le pouvoir dynastique d'une seule personne serait-il plus inique et plus injuste que le pouvoir de la majorité sur la minorité. La démocratie est-elle par essence un garde-fou contre l'arbitraire, l'injustice ? Je n'en suis pas absolument sûr et le problème est qu'en plus, on confond souvent régime politique et contexte historique. J'aurais encore beaucoup à dire sur ce point mais j'essaie de rester suffisamment incomplet pour échapper à une citation sur le blog du Régent (et à vrai dire, j'ai pas trop le temps).

A propos des exemples de monarchies modernes que tu cites, ils ne me paraissent pas particulièrement opportuns : la Belgique est un état artificiel qui a une existence relativement récente sur l'échelle de l'histoire de l'Europe et si elle n'a pas encore totalement implosé, on peut considérer que la présence d'un Roi en est une des raisons. Sur l'Espagne, il me semble que le contexte, pour d'autres raisons, est également totalement différent de celui de la France puisque il y a historiquement une forte autonomie régionale en Espagne qui a toujours été un frein à son unité.

Il y a un point sur lequel je te rejoins cependant : dans l'état actuel de la société et compte tenu de la disparition progressive des élements qui étaient attachés à la monarchie (souveraineté, religion...), il est absolument inenvisageable qu'un Roi puisse revenir sur le trône (au passage, selon les règles de dévolution de la couronne, et même si tout le monde s'en tape, les Orléans n'ont aucune légitimité à réclamer quoi que ce soit, si ce n'est le bannissement pour le régicide commis par leur ancêtre). Donc en gros, je viens de perdre du temps pour rien .

Bon, l'argumentaire est incomplet, j'ai pas forcément répondu à tout (mais je pourrais) mais je suis prêt à continuer à discuter même si je manque un peu de temps.

Au plaisir .
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Vieux Aujourd'hui, 21h43   #626
l'Aigle des cieux
Ratapignata killer
 
 
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Avant de tenter de développer ma réplique aux messages qui m'ont été adressés cette nuit, je tiens à te remercier du fond du coeur, Sanfrois, et ne souffre aucune jalousie de te voir marcher sur mes plates-bandes puisque se sont, je le constate, aussi les tiennes et que tu n'as pas à rougir non plus, bien au contraire, de la façon dont tu défends notre patrimoine.

Un grand merci aussi à Tavan et Siblet de nous donner l'occasion de ratiboiser toutes les fables que la République instille dans nos cerveaux depuis deux siècles.
Elle est au commande, c'est donc de bonne guerre de sa part que de triturer le passé à son avantage, et qu'elle institution vertueuse ce serait si elle était capable, sinon de vanter, seulement de reconnaître les mérites et les vérités de la Royauté. Non, ne rêvons pas trop sur ce point...

Un millénaire d'absolutisme ?

Un mythe. N'importe quel historien, avec ou sans étiquette, mais un temps soit peu honnête, sera forcé de reconnaître que si réunion de tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme il y a eu, ce fut uniquement, et encore de façon très relative, entre celles de Louis XIV.
Parfaite illustration de cela, les Mérovingiens. Tout le monde sait que la plupart d'entre-eux, bien que jouant à la perfection leur rôle de berger, d'incarnation, ne régnaient pas, les affaires d'état revenant aux maires du palais, espèce de super premier ministre capable de faire des miracles, comme à Poitiers...
Le plus actif demeure sans doute Pépin de Herstal, père de Charles Martel et grand-père de Pépin le Bref, premier roi carolingien de l'histoire.
Pour prolonger l'exemple tout en rebondissant sur l'ouverture de mon intervention, saviez-vous que l'expression "Rois fainéants" ou encore la chanson "le bon roi Dagobert", dont le règne a pourtant été des plus exemplaires, ont été inventées sous les Carolingiens pour ridiculiser les Mérovingiens ?
A mille ans d'intervalle, les dynasties et les institutions se succèdent toujours avec autant d'objectivité à l'attention de leurs prédécesseurs...

Ensuite, cessons là l'anachronisme !

Pensez-vous sincèrement que la bobine royale se serait déroulée pendant près d'un millénaire et demi sans interruption si elle avait été des plus néfastes pour le peuple et, surtout, si celui-ci n'y avait pas trouvé son compte et ses aises ?
Je connais des réunions de personnes qui aujourd"hui se finissent en suicide collectif pour bien moins que ça !

Imaginons une seconde que l'un d'entre-vous, par un hasard purement cosmique, tombe sur une faille spacio-temporelle derrière laquelle se promène un sujet de Philippe Auguste.
Une main sur le coeur et l'autre sur votre bible, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, vous allez lui hurler, en larmes :
Dans mes bras, malheureux, c'est la providence qui m'envoie te délivrer !
S'il est poli, il va d'abord vous demander de lui décrire votre monde, après quoi, s'il ne s'est toujours pas évanoui, il va vous conseiller d'aller gentiment vous faire voir, vous le démon, avec votre enfer sur terre.
Pourtant, pour vous, c'est lui le malade et son pays l'enfer sur terre, et pour peu que vous vous appeliez Maximilien R., que vous soyez bourgeois, juriste, franc-maçon, que vous ayez des posters de Rousseau et Cicéron plein vos murs, peut-être alors franchirez-vous la porte dans l'idée de le guérir avec dans vos poches le mode d'emploi du génocide vendéen et le " attiser la jalousie d'une branche cadette à votre avantage" pour les nuls.
 
 
Petit recadrage important, en passant.

Dans son histoire récente, la France a connu, eh oui, une Monarchie parlementaire, celle dite de juillet, qui comme son nom ne l'indique pas dura quand même de 1830 à 1848.
En contribuant au renversement de Charles X comme son père, le régicide Philippe Egalité, avait orchestré celui de Louis XVI, Louis-Philippe 1er, unique d'Orléans intronisé de l'histoire, reste surtout le premier et dernier roi de la Révolution, ce que refusera de devenir, quelques années plus tard, fort logiquement d'ailleurs, le légitime comte de Chambord.
Louis-Philippe s'approprie le drapeau bleu-blanc-rouge, élève le coq en symbole de la nation et laisse le ministre Guizot et sa bande aux manettes de l'état.

Après la branche, on touche ici au plus gros point de divergence entre Légitimistes et Orléanistes, les premiers prônant un retour à la tradition de droit divin, avec ou sans parlement, quand les seconds laissent une place centrale à ce dernier.

Là, je vais répondre à votre fameuse question, ce qui mettra probablement en lumière la raison pour laquelle nous ne nous convaincrons jamais mutuellement.

Pourquoi lui et pas moi ?

Justement parce que c'est lui et non moi !

Dès son plus jeune âge, le souverain légitime, s'il est bien né, est façonné pour sa tâche, il sait qu'il n'en aura pas d'autre, il a conscience du poids pharaonique qui pèse sur ses épaules, du message séculaire et intergénérationnel que chacun de ses atomes a pour devoir de faire passer à la postérité.
Qu'il se plante et c'est l'édifice tout entier de l'unité nationale qui s'effondre.

A la frontière pyrénéennes, on raconte qu'on entend encore les hurlements de terreur du futur Philippe V, petit-fils de Louis XIV, arraché à ses frères et catapulté du jour au lendemain roi d'Espagne par un célèbre testament alors qu'il n'est encore qu'un adolescent.
Le souvenir que son règne a laissé aux historiens étant des plus flatteurs, on peut penser qu'il aura serré les dents et tenu son rôle de phare jusqu'au bout, dignement.

Vu sous cet angle, la place paraît-elle toujours aussi bonne et le jeu aussi aisé, la mission toujours aussi séduisante et à la portée de n'importe quel quidam ?

Aujourd'hui où notre identité, la plus durable d'Europe dans le temps, est continuellement bafouée par des fumiers de sociologues qui résument la France à une page sans cesse blanche, on se doit d'avoir un minimum de respect pour ces vies sacrifiées au nom de cette famille-nation que nous n'aurons jamais la chance d'effleurer.

Mais non, le peuple dieu préfère inspirer une élite constellée prête à se rabaisser toujours plus pour lui ressembler et ainsi avoir une chance de renouveler ad-vitam son portefeuille.
Regardez les familles autour de vous ; il n'y a plus de mère, plus de père, plus d'enfants, plus de respect, plus de savoir, que des individus éclatés et nivelés au niveau de la fange.
L'inversion et l'écrasement des flux cérébraux depuis longtemps commencés et jamais achevés...

Jadis, c'était pour chacun un honneur presque naturel que de s'inspirer du roi, de fonder une dynastie qui fasse écho à la sienne, du moins schématiquement et à sa propre échelle.
En s'inspirant du modèle, inconsciemment, le peuple s'unifiait.

Siblet, toi qui me parle d'Ernest Rénan, je t'offre de lui cette citation en conclusion, non sans t'avoir au préalable rappelé que toutes les victoires que tu cites s'achèvent une poignée d'années plus tard dans les mornes pleines de Waterloo :
 
Citation:
Le jour où la France coupa la tête à son roi elle commit un suicide
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Posté par LE REGENT à 14:26 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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jeudi 5 janvier 2012

Zéro signature au compteur !

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non lus Aujourd'hui, 12h14   #109
Vièi Aigloun
 
 
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Seuls les vrais honnêtes gens
donnent leur signature au Regent
Si tu donne pas ta signature
on creve les pneus de ta voiture
et si ça suffit pas ordure
y'aura recours à la torture.
Ouais t'en aura pour ton argent
si tu n'aides pas le Regent.


Je viens d'envoyer ça à tous les maires et conseillers generaux de la PACA.
On attend encore une semaine et on refait le tour. A mon avis ça va commencer à venir.
 
Aujourd'hui, 14h46   #129
Tavan
Vièi Aigloun
 
 
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non mais il a vraiment posté le truc de ElectroBasso sur son blog
morceau de dingo.

Régent tu es épique
Vieux Aujourd'hui, 15h57   #135
indépendant
Aiglon d'Argent
 
 
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Posté par Tavan Voir le message
OMG

Bernard j'ai réalisé récemment que tu étais 3 ou 4 niveaux au-dessus de nous en matière de trolling et de déconne.
On peut juste pas te suivre.

Nous on plaisante vite fait, on poste quelques âneries, et puis hop on retourne dans la vraie vie. On redevient sérieux.

Toi, tu es un PERFORMER TOTAL gros. ta vie entière est est un immense troll sans aucune pause.
Tu es un ultra de la blague, un hardcore joker, un pélerin de l'espiègle. Ton existence est dédiée à une plaisanterie, "La Régence", qui pourrait contenter la plupart d'entre nous, au mieux, quelques minutes à la fin d'un repas inter-forumiste arrosé et un peu gras.

C'est un peu comme si je revenais poster tous les jours la blague des Cordeliers Juges&Flics. On serait tous ultimement saoulés...
Mais toi...tu as la magie. C'est du total n'importe quoi ton histoire mais tu arrives encore à nous faire rire. Quel est ton secret El Regento ?
Tellement vrai et si bien écrit !

Quant à mon secret, je pense qu'il réside dans une obstination enfantine à opposer mes rêves à des forces concrètes que je dois apprendre à maîtriser.

Tu me suis ?
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non lus Aujourd'hui, 19h27   #550
Tavan
Vièi Aigloun
 
 
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Posté par Hellas Nicea 1971 Voir le message
Tant qu'on tolérera des comportements aussi sectaires, on continuera à s'étonner de la haine que des peuples peuvent se porter et des actes radicaux qui découlent de ces situations.

À méditer, la Yougoslavie C'était à 1000kms et c'était hier.
Excellent exemple la Yougoslavie.
Ou comment finissent les choses quand on force des gens à cohabiter alors qu'ils n'en ont pas envie...

Je m'étonne toujours du fait que beaucoup de gens n'arrivent pas à admettre cela. Merde, ça paraît tout de même évident qu'à partir d'un certain VOLUME, une population de culture différente n'est plus soluble dans une autre.

Scénario improvisé :
Les japonais sont hospitaliers, et sont parmi les humains les plus courtois. En supposant que les services d'immigration soient d'accord :
- si demain 20.000 Français débarquent d'un coup, on trouvera toujours moyen de les intégrer dans l'archipel
- si ce sont 200.000 qui débarquent en quelques mois, ça va commencer à râler
- si c'est 2.000.000 => c'est insupportable, qu'est-ce que tous ces cons de français viennent foutre ici ?? ils ont pas de pays ou quoi.

Ceci se répèterait de la même manière partout dans le monde pour n'importe quel volume d'immigration excessif, et c'est parfaitement normal et humain. Ca ne choque que les bobos et les gens qui ne se connaissent pas bien eux-mêmes.

Permettre à des pans entiers de populations de migrer ne sera jamais une solution ni pour l'hôte ni pour l'invité. Le seul moyen de s'en sortir dans le futur sera de donner à ces populations les moyens de rester chez elles.
En plus, elles ne demandent que ça.
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Vieux Aujourd'hui, 20h18   #555
l'Aigle des cieux
Ratapignata killer
 
 
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Posté par Tavan Voir le message
clair qu'avec une monarchie à la place on aurait déchiré grave
En 1871, après la chute de Napoléon III, la France est appelée dans les urnes à se reconstruire un semblant de tête.
Qu'est-ce qui fait que, au mois de février, l'assemblée nationale accouche d'une écrasante majorité de royalistes, 400 sièges sur 675 possibles ?!

Eh bien c'est fort logique : beaucoup d'électeurs ont connu dans leur jeunesse le retour aux affaires de Louis XVIII et Charles X, les frères du malheureux Louis XVI.
Plus nombreux encore sont ceux qui ont vécu sous la monarchie parlementaire du cousin ennemi, Louis-Philippe 1er.
Les républicains et les bonapartistes d'alors sont regardés comme les défenseurs de deux institutions soeurs qui n'ont rimé qu'avec guerres civiles, internationales et sanglantes débâcles.
Ce peuple en a assez qu'on le prenne pour de la chair à canon au nom d'une idéologie élitiste dont il n'a cure.

Qu'on lui rende son identité, son histoire et son père !

Plutôt révélateur du sentiment, l'adaptation russe du film Guerre et Paix de Tolstoï, où on entend les prisonniers de guerre français, écoeurés par l'empire, entonner le Vive Henri IV, hymne de la Restauration.

Bref, cette France qui élit cette assemblée royaliste en 1871 se souvient de la Restauration et de la Monarchie de juillet comme un tiers de siècle de sérénité, les seuls conflits réels ayant pris place hors des frontières, telle la prise d'Alger sous Charles X.

Citation:
Mais qu'il vienne, coquin de bon sort! qu'il vienne vite, notre Henri... on se languit tant de le voir
Le cri du coeur d'Alphonse Daudet poussé dans le Figaro n'y changera rien, le comte de Chambord ne deviendra jamais Henri V, en dépit de l'appel du pied du pays et de la couleur de l'assemblée.

Pourquoi n'y est-il pas allé ?

Pour une pauvre histoire de drapeau, diront certains, mais ce serait mal connaître l'homme que de supposer si étroite la démarche politique d'un roi qui ne se voyait surtout pas finir fantoche.

Citation:
Je suis prêt à tout pour relever mon pays de ses ruines et à reprendre son rang dans le monde ; le seul sacrifice que je ne puis lui faire, c'est celui de mon honneur [...] Rien n'ébranlera mes résolutions, rien ne lassera ma patience, et personne, sous aucun prétexte, n'obtiendra de moi que je consente à devenir le roi légitime de la Révolution
Second drame, peut-être le pire, il n'a pas eu d'enfant, creusant un fossé irréparable entre orléanistes, partisans du comte de Paris, et légitimistes, promoteurs des Bourbons d'Espagne...
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Je vous recommande vivement le forum où j'ai emprunté ces excellents messages !

http://www.ogcnice.net/showthread.php?t=170927&page=14

Posté par LE REGENT à 13:36 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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mardi 20 décembre 2011

sans

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Posté par LE REGENT à 21:39 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
jeudi 15 décembre 2011

Le régent pour une réelle justice !

 

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Mission accomplie !

 

 

Posté par LE REGENT à 23:34 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
mercredi 14 décembre 2011

communiqué du Comté de Nissa libre aux autorités d'occupation

LE REGENT DU COMTE DE NICE

 MANIFESTERA

SEUL ET PACIFIQUEMENT !

 

JEUDI 15 DECEMBRE A 8H 

 

 PLACE DU PALAIS

   

CONTRE

L'INSECURITE GENEREE PAR LES GRAVES DYSFONCTIONNEMENTS DU SYSTEME JUDICIAIRE MIS EN PLACE PAR LES FORCES FRANCAISES OCCUPANT ILLEGALEMENT LE COMTE DEPUIS 1860 

ET POUR

 LA TRANSPARENCE DE LA STRUCTURE MACONNIQUE DE SON ADMINISTRATION

 

 

CONTACT : 06 62 31 41 46 ou

jeanmariebernard@hotmail.com

 

http://www.facebook.com/lolarasta/posts/342293869120656#!/profile.php?id=100003035763825

http://jeanmariebernard.canalblog.com/archives/2011/12/14/22963249.html

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samedi 10 décembre 2011

Pour une fédération des communes libres de la Roya

LES PEUPLES DU COMTE DE NICE DEVANT LES GRILLES DE LA REPUBLIQUE

CIMG4030CIMG4031

 

Voir la suite sur ce diaporama

http://jeanmariebernard.canalblog.com/albums/10_dec_2011___devant_le_palais_royal___/index.html#

 

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dimanche 30 octobre 2011

Fête de la Châtaigne à Roquebillière

Fête de la Châtaigne à Roquebillière

TOUS ENSEMBLE MOBILISONS NOUS

POUR

SAUVER LE VIEUX VILLAGE !

 

 

 

Le Régent à la rencontre des forces vives du comté de Nissa

 

 

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Avant de vous faire partager la super ambiance de cette fête et ... et de vous montrer le " très convivial refus de signature" du maire sarkosiste de Roquebillère, il m'a semblé bien plus urgent de relayer le combat de ceux qui ont reçu la mission de sauver le riche patrimoine de notre comté.

C'est l'âme de nos aïeux et de nos enfants que nous devons tous défendre face à cette toute cette clique de margoulins imposée par la France, notre séculaire ennemi !

 

 

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Maintenant à vous de jouer !

Prenez contact avec l' Association Sauvegarde et Renouveau du Versant Belvédère-Roquebillère...

www.sauvegarde-roquebilliere.info ... et tous ensemble,

 

AGISSONS !

 

Et maintenant, tous à la fête !

 

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et pour ne pas oublier le but initial de cette

 journée, ma rencontre avec le très

sympathique maire de la commune.

DSCN5991DSCN5992

Qui m'a cordialement refusé sa signature !   

Posté par LE REGENT à 22:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]